Terra Nova 84 invite au débat Olivier Py et les têtes de liste des Municipales avignonnaises

Tous d’accord ?Vu par Zibeline

• 9 octobre 2013 •
Terra Nova 84 invite au débat Olivier Py et les têtes de liste des Municipales avignonnaises - Zibeline

Le 9 octobre, la fondation progressiste Terra Nova 84 invitait au débat Olivier Py et les têtes de liste des Municipales.

Jean-François Cesarini, président de l’antenne Vaucluse, rappelait que «l’impact sur la ville et la dimension sociale du Festival» restait l’une des préoccupations du cercle de réflexion composé de citoyens et politiques de tous horizons. Olivier Py a présenté les grandes lignes de sa philosophie et son projet, émettant le souhait de renouveler le public (mise en place d’un abonnement de 4 spectacles pour 40 €) et rassurant une salle comble et captive : «le théâtre populaire, ça veut dire que je dois ce que je suis au public d’Avignon». Décentralisation et théâtre public («des mots consubstantiels») furent également les axes de son discours, fluide et passionnant, et trouvèrent des adhésions spontanées chez tous les candidats présents : la tête de liste UMP, Bernard Chaussegros, manquait à l’appel.

Ainsi l’implantation de La FabricA au cœur du quartier populaire Monclar, son projet social, et l’idée d’ «un nouveau lieu culturel d’éducation» apparut pour les Avignonnais comme le sujet-phare, et très politique en temps de campagne électorale. Michel Bissière (Avignon Renouveau), ne pouvait encore dévoiler de projet culturel mais demandait que le Festival «multiplie les contacts et partenariats avec ceux qui travaillent à la culture toute l’année» ; André Castelli (Front de gauche), très attaché au terme «populaire» et à «une plus grande cohérence pour la Ville qui souffre du syndrome de pont cassé», formulait son engagement pour «une activité culturelle émancipatrice» ; Cécile Helle (PS) donna trois clés pour relever les défis -urbain, public et temporel- liés au Festival. À savoir la mobilisation des acteurs permanents de la ville «et des compagnies qui manquent de lieux alors que nombre de théâtres équipés sont fermés 11 mois sur 12», une place pour l’émergence, et la création d’un pôle de lecture publique avec un réseau de bibliothèques dans les quartiers périphériques. «Olivier Py veut un festival populaire, vibrant, vivant et humaniste… c’est ce que je veux pour la Ville».

DELPHINE MICHELANGELI
Octobre 2013

Photo : Olivier-Py,-J.-F.-Cesarini,-Cécile-Helle-c-De.M

Lire ici l’entretien au long cours de Zibeline avec Olivier Py.