RAVE, Réseau des Arts Visuels Essentiels, est né dans le Var

Rave party à ToulonVu par Zibeline

RAVE, Réseau des Arts Visuels Essentiels, est né dans le Var - Zibeline

Le Réseau des Arts Visuels Essentiels dans le Var est né le 28 octobre sur les traces du PAC à Marseille et de Botox à Nice.

Comment mieux définir RAVE et ses 11 petites, moyennes et grandes structures si ce n’est en apposant quelques chiffres clés qui le représentent : 1742 m2 de surface totale dont 491,67 mètres linéaires d’accrochage, 668 expositions, 141 résidences, 971 ateliers et 650 événements. Le tout dans 9 villes du département : Barjols, Châteauvert, Draguignan, Hyères, Le Lavandou, Lorgues, Saint Anastasie-sur-Issole, Saint-Raphaël et Toulon. Face à leurs problèmes de lisibilité et de visibilité sur leur territoire, elles ont choisi de se fédérer et d’unir leurs forces en termes de réflexion, de coordination et de communication comme l’explique la coordinatrice du réseau Maureen Gontier : « Entre les deux capitales du sud, Marseille et Nice, attachées à leur territoire respectif, les étudiants et les professionnels décident souvent de quitter le département pour développer leurs projets. Il faut donc créer un climat favorable qui les motive à rester. Nous avons la volonté de rayonner sur le département, et au-delà au plan régional et national grâce à cette dynamique collective professionnelle, artistique et culturelle ». Si parmi les onze premiers adhérents ne figurent pas (encore ?) les fondations privées et les grosses locomotives de l’art contemporain, « la porte du réseau est ouverte car notre démarche est anti clanique. Nous étudions chaque projet proposé à l’adhésion, c’est pourquoi nous avons créé une Charte. Mais RAVE ne se substitue pas aux lieux pour leur programmation, il s’agit d’une structuration ». Fabrice Violante, directeur de la galerie Topic à Saint-Raphaël, souscrit au projet car « si on se connaît de vue, nos structures sont aux quatre coins extrêmes du Var et nous sommes rarement réunis comme aujourd’hui. Et puis je pourrais désormais dire à la Ville de Saint-Raphaël que ma galerie est labellisée par le réseau ! ». Quant à Gilles Boudot, photographe et directeur de la galerie toulonnaise La Porte étroite, il est partie prenante de l’aventure « sans souci de se faire manger par les plus gros car l’objectif d’échange et de communication est commun à tous ».

Le réseau s’est maturé durant le confinement et s’est officialisé à Metaxu dirigé par Benoit Bottex, président de la nouvelle association. L’occasion d’inviter le PAC (Provence art contemporain) et Botox (30 membres) à partager leurs expériences et leurs perspectives. Créé en 2007 sous l’appellation Marseille expos, le PAC a aujourd’hui 49 membres et a pour projet de faire de ses 190 m2 prêtés par la Ville de Marseille un lieu-ressources et un lieu commun d’événements, de soirées et de rencontres. « Une sorte d’office du tourisme de l’art contemporain » résume son directeur Jean-Christophe Arcos. La même année, Nice lançait sa fusée Botox avec 5 membres pour réunir désormais une trentaine de lieux répartis entre le 06 et le 04 jusqu’à Monaco et l’Italie. À présent, fort de leurs actions respectives -festival, événements, rencontres professionnelles, accompagnement administratif et juridique-, le PAC et Botox accueillent le dernier-né avec « l’envie de travailler et d’imaginer ensemble l’avenir de la filière de l’art contemporain » en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Novembre 2021

RAVE
06 63 16 97 56

Photo : © Benoit Bottex