Politique culturelle à Avignon : le point de vue de Michel Bissière (LR)

Le candidat Les Républicains griffe mais ne mord pas

Politique culturelle à Avignon : le point de vue de Michel Bissière (LR) - Zibeline

Le conseiller régional Michel Bissière se présente face à Cécile Helle.

Inutile d’insister, l’ancien adjoint de Marie-Josée Roig, maire d’Avignon de 1995 à 2014, n’est pas du genre à chercher la polémique. La culture n’est pas une terre inconnue pour ce conseiller régional délégué à la création artistique. « Il faut penser la culture de demain. Elle est une chance pour l’économie, comme le tourisme et le patrimoine », affirme-t-il dans un esprit consensuel. Les critiques qu’il formule avec modération à l’encontre de la maire sortante sont avant tout celles dont il se fait le relais : « les acteurs culturels se plaignent d’un manque d’écoute ». Et de citer, pour illustrer son propos, le départ des Passagers du Zinc et d’Avignon Blues Festival, structures ayant trouvé refuge dans la ville de Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. « Ces choses-là ne se seraient pas passé s’il y avait eu un élu délégué à la culture. » Le candidat énonce quelques propositions à son image, bienveillantes. « Je souhaite instaurer ce que j’appelle un troc culturel. Des jeunes pourront donner de leur temps pour se consacrer à des tâches d’intérêt général à définir avec les besoins des opérateurs culturels. En contrepartie, ceux-ci devront les faire bénéficier d’invitations aux spectacles de la saison. » S’aventurant sur le terrain du candidat écologiste Jean-Pierre Cervantès, dans l’opposition municipale, il souhaite voir la ville moteur d’une démarche « éco-responsable » auprès des organisateurs d’événements. « C’est fini le temps du gaspillage de papier ! » C’est sur une des mesures phares de la maire actuelle qu’il s’affirme plus clivant : « Je ne suis pas favorable à la gratuité pour tous et tout le temps. Pourquoi en faire bénéficier des familles qui viennent l’été à Avignon et qui ont un budget pour cela. Pour les Avignonnais, on pourrait trouver un juste milieu comme un jour par semaine ». Une idée pas si anodine que cela.

LUDOVIC TOMAS
Février 2020

Photo : Michel Bissière ©X-DR

Lire aussi notre interview de Cécile Helle, maire d’Avignon.
Et celle de Paul Rondin, directeur délégué du Festival d’Avignon.