Une parmi les chefs cuisiniers du Refugee food festival

Belan

• 12 juin 2018⇒24 juin 2018 •
Une parmi les chefs cuisiniers du Refugee food festival  - Zibeline

Elle s’appelle Belan Tadese Bekele. Elle a quitté sa ville natale, Addis-Abeba,  à l’âge de six ans. Après des séjours dans divers pays du Moyen Orient, dont cinq années au Liban, elle est arrivée en France en 2014. Depuis longtemps elle cuisine et a à cœur de faire partager les saveurs de son pays d’origine. C’est donc avec enthousiasme qu’elle participe au Refugee food festival qui propose de confier les cuisines de restaurants à des chefs réfugiés « Le nom même du festival m’a réveillée ! » s’enthousiasme-t-elle. En 2017, c’est au Café Borely qu’elle a préparé ses plats et cette année, elle a régalé durant trois jours les clients de SOJI, (restaurant vegan, tenu par un couple très accueillant.  « On est dans l’économie sociale et solidaire. On travaille avec des entreprises marseillaises et locales. Ce festival qui rassemble les gens, qui permet d’échanger autour des cuisines du Monde, qui permet de faire connaître des chefs venus d’autres pays, nous a séduits » confie Jimmy Hebert, le patron du SOJI.

Durant trois jours les clients ont goûté les spécialités éthiopiennes concoctées par la Chef :  la traditionnelle injera, grande crêpe à base de farine de teff, une céréale typique, sur laquelle est disposé un assortiment de purées et de préparations à base de légumes assez relevées. Belan a un rêve : ouvrir un restaurant éthiopien à Marseille ; le seul qui existait a fermé, il y a 5ans. En attendant de trouver un associé, elle répond aux demandes des curieux qui ont envie de découvrir cette cuisine pleine de saveurs, d’épices et de couleurs. On ne peut que saluer les initiateurs de ce festival culinaire et solidaire qui met en lumière des chefs venus d’ailleurs.

ANNIE GAVA
Juin 2018

Et à écouter sur WRZ,  un reportage au restaurant La Mercerie.

http://www.sojivegan.fr/

https://www.facebook.com/events/1498003160344828/

Photo : Belan Tadese Bekele et Jimmy Hebert © Annie Gava