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Situation difficile des réfugiés LGBT

Asile : état des lieux

Situation difficile des réfugiés LGBT - Zibeline

« En 2017, sur quelque 80 jeunes LGTB+ hébergés par Le Refuge dans les Bouches-du-Rhône, plus d’un quart étaient des réfugiés », indique Flavien Odorin, responsable départemental de l’association. Une situation qui a pris de l’ampleur depuis l’entrée dans la législation du droit d’asile pour des raisons liées à l’orientation sexuelle en 2013.

Si ce nouveau contexte rend inévitablement  plus dense encore le travail associatif, il est salutaire que la protection de ces personnes, persécutées dans leur pays d’origine, soit enfin prise en compte. Mais au niveau institutionnel et administratif, les choses ne suivent pas forcément. « D’un côté, il y a une amélioration des droits ; de l’autre, les conditions d’accueil deviennent de plus ne plus difficiles », complète Flavien Odorin.

Car comme toute demande d’asile, celle du réfugié LGBT fait l’objet d’une enquête. Et les accompagnateurs associatifs d’évoquer des questions dont l’intimité ne répond pas toujours à l’obligation de respect de la vie privée. Prouver une persécution ou un danger pour sa propre vie en raison d’une guerre ou d’un régime politique peut s’imaginer. Prouver son homosexualité est une autre histoire. « Surtout si l’on a en face de soi des agents ou des traducteurs au mieux hétérocentrés, au pire homophobes », résume Anna Scherbakova, d’Urgence Homophobie. D’où la demande des associations que ces personnels soient mieux formés.

LUDOVIC TOMAS
Octobre 2018

Illustration : Fingerprint CC0 Kurious

Lire ici notre retour sur la première édition du festival LGBT eden(s) à Marseille