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La saison du Théâtre d’Arles, de quoi émoustiller les esprits les plus chagrins !

Un théâtre pour tous

La saison du Théâtre d’Arles, de quoi émoustiller les esprits les plus chagrins ! - Zibeline

La saison qui s’annonce au Théâtre d’Arles a de quoi émoustiller et intéresser les esprits les plus chagrins, il suffit juste de s’y plonger ! Que de croisements, de découvertes qui racontent et édifient sur notre contemporanéité au monde et à ses problématiques, pour les mettre en partage… Car c’est bien de cela qu’il s’agit, le partage d’une humanité qui nous parle notamment de questions d’héritage, de mémoire, d’autofictions par le biais de spectacles qui agissent sur et dans notre quotidien.

Dérouler le fil de la programmation mitonnée par Valérie Deulin, c’est partir à la rencontre d’écritures contemporaines (rappelons que le Théâtre d’Arles est une scène conventionnée pour les nouvelles écritures), et notamment dans le domaine du théâtre «d’acteurs», très riche cette saison : du côté des compagnies flamandes et néerlandaises tgSTAN, de KOE, Dood Paard et Maatschappij Discordia pour une pièce inclassable et jubilatoire qui fête le théâtre et la langue (Onomatopée) ; un classique qui révèle toute sa modernité avec la jeune Cie Kobal’t (Le Misanthrope) ; une incursion dans l’intime avec la performance documentaire, et l’installation cinématographique et sonore qui la complète, de Mohamed El Khatib, Finir en beauté, qui fut très remarqué cet été à Avignon, à juste titre ! (lire sur https://www.journalzibeline.fr//critique/de-lintime-a-luniversel/), et avec le retour sur l’héritage historique et familial de David Geselson qui interroge le conflit israélo-palestinien ; et les spectacles de deux jeunes metteuses en scènes talentueuses : Caroline Guiela Nguyen (déjà accueillie en 2014 avec Elle Brûle, elle revient avec Le Chagrin, et poursuit son exploration de l’intimité familiale) et Julie Duclos qui interroge les utopies actuelles dans Nos Serments. Ecritures contemporaines à l’adresse des ados, gâtés avec 3 belles propositions : la danse de Mickaël Phelippeau, celle de François Chaigneau, et la dernière création de la Cie Vol Plané ; quant aux plus jeunes ils découvriront les univers sensoriels ou déjantés de Jean-Michel Rabeux, de la Cie La Zampa ou encore d’Inne Goris… La danse aussi questionnera les problématiques du temps présent, en Tunisie avec le Sacré printemps d’Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, avec les «corps-statues» de la capverdienne Marlene Monteiro Freitas, et le projet de l’iconoclaste Michel Schweizer, compagnon de longue date du théâtre, qui fera se correspondre les points de vue de danseurs et d’architectes sur le rapport de l’Homme à sa planète.

Très ancré dans son territoire, le Théâtre mène aussi tout au long de l’année de nombreuses actions en direction des habitants de la ville d’Arles, et au-delà, avec des ateliers et stages ouverts à tous (pratique théâtrale avec Mathieu Boisliveau de la Cie Kobal’t, élaboration d’une autofiction avec Mohamed El Khatib, réflexion sur «l’économie du vivant» avec Michel Schweizer, entre autres), des parcours organisés auprès des écoles, collèges et lycées, un partenariat avec l’Ecole nationale supérieure de la photographie qui permet aux étudiants de s’initier à la photo de plateau… et accompagne certains des artistes programmés, ou qui le seront dans une prochaine saison, dans des résidences de création, de recherche (ainsi en est-il de La Mondiale Générale dont tous les spectacles ont été accueillis au Théâtre entre 2012 et 2014), et des coproductions.

La saison commence avec le temps fort Des cirques indisciplinés, du 9 au 16 octobre, à ne rater sous aucun prétexte !

DOMINIQUE MARÇON
Septembre 2015

Photo : Onomatopée, du 12 au 14 nov -c- Sanne Peper


Théâtre d’Arles
43 rue Jean Granaud
13200 Arles
04 90 52 51 55
www.theatre-arles.com