Le 10 juin, le FID dévoilait la programmation de sa 27è édition

Un Festival Monde

• 12 juillet 2016⇒18 juillet 2016 •
Le 10 juin, le FID dévoilait la programmation de sa 27è édition - Zibeline

Indicateurs au beau fixe pour le FID dont la 27è édition investit du 12 au 18 juillet, le MuCem, la Villa Méditerranée, Les Variétés, le cinéma Le Miroir, la BMVR Alcazar, La Compagnie, le Vidéodrome2 et le Théâtre Silvain qui accueillera, pour la soirée d’ouverture le 12 juillet à partir de 20h, Corniche Kennedy, le dernier film de Dominique Cabrera tourné non loin de là.

Les chiffres explosent : 2901 films reçus et 373 projets dans le cadre du FIDlab, plateforme internationale de coproduction qui permet aux jeunes réalisateurs de présenter leur travail en cours à des professionnels.

Une attractivité qui n’a rien de «naturel» selon Jean-Pierre Rehm, mais résulte du travail d’orpailleurs des 6 sélectionneurs, cherchant des pépites dans le monde entier, jouant la carte de l’exclusivité, mêlant cinéastes confirmés et jeunes talents, promouvant diversité et ouverture d’esprit. Soutenu par la Ville, le Département, la Région (dont la subvention dépasse celle accordée au Festival de Cannes !), le FID est devenu incontournable.

Plus de 130 films, venus de 35 pays, dont une trentaine en lice pour 12 prix et 150 invités attendus cette année !

Le cinéma regarde le cinéma

Parmi les 17 films de la Compétition Internationale, beaucoup  parlent de cinéma. Those shocking shaking days de Selma Doborac s’interroge sur la mise en image de la guerre. Como me da la gana II d’Ignacio Aguëro revient sur la question posée à des cinéastes avant et après la dictature de Pinochet : « Qu’est-ce que le cinéma? ». Kako sam se zaljubio u Evu Ras (How I feel in love with Eva Ras) d’André Gil Mata évoque la cinématographie yougoslave, et L’Encre de Chine de Ghassan Salhab est l’autoportrait d’un réalisateur libanais pour lequel le ciné est un sport de combat.

D’autres s’ouvrent aux fantômes comme le méditatif Mata Atlantica de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval qui convoquent ceux des forêts où les esclaves brésiliens se réfugiaient ou encore Sarah Winchester de Bertrand Bonello (sous réserve), investissant la maison des esprits bâtie par la veuve de l’inventeur de la carabine à répétition.

Étonnons-nous !

Originalité des sujets et des formes pour les 10 films de la compétition française Ainsi Münster de Martin Le Chevalier revient sur la prise de pouvoir de cette ville par les anabaptistes qui y instaurent un communisme de biens de 1534 à 1535. Iván Argote dans Fructose retrouve la pomme et le pommier de Newton. Julie Chaffort, dans La Barque silencieuse filme une écoute dont les auditeurs sont une vache, un cheval ou des sourds ! Quant à UFE (unfilmévènement) de César Vayssié, il met en scène un enlèvement sous la forme d’une performance godardienne et loufoque.

Horizons coréens

Cette  édition offre une rétrospective de celui que Martin Scorsese estime être «un des cinéastes contemporains les plus inspirants» : le coréen Hong Sang-Soo. Réalisateur prolifique, aux influences européennes, dont les films multi primés dans les festivals internationaux, mettent souvent en scène le milieu du cinéma ( à l’instar de Matins calmes à Séoul ou de Oki’s Movie ), prennent la forme de contes moraux rohmériens, et se font «avec presque rien». Un presque rien qui se déclinera en 17 longs métrages présentés par Antoine Thirion, en présence de Hong Sang-Soo

En parallèles

Les Écrans parallèles, outre cette passionnante rétrospective, déploient leur diversité dans les différentes sections.

Histoire de portrait avec un focus sur Nazli Dinçel, artiste turque qui expérimente la perturbation, grattant la pellicule de ses films en 16mm.

Mouvements qui propose entre autres Las Mimosas d’Oliver Laxe, une chevauchée mystique et envoûtante dans l’Atlas marocain.

Ventriloquies où l’art s’introduit dans le cinéma et le cinéma dans l’art.

Les sentiers avec Fotokino, écran destiné au jeune public, et Distorsions, section consacrée au Son avec un hommage à David Bowie: Ziggy Stardust and the spiders from Mars de Donn Alan Pennebakeren, bénéficiant d’une séance spéciale le 17 juillet à partir de 21 h au Théâtre Silvain.

Le FID rendra hommage également au grand trompettiste et chanteur de jazz Chet Baker en association avec Marseille Jazz des cinq continents à travers le portrait bouleversant qu’en brosse Bruce Weber dans Let’s get lost.

Une profusion qui comme les précédentes éditions fera naître chez les cinéphiles curieux, le plaisir de découvrir des premières mondiales ou internationales et la frustration de ne pouvoir les voir toutes.

ELISE PADOVANI

Juin 2016

FIDMarseille, Marseille

04 95 04 44 90

www.fidmarseille.org

Another country de Hong Sang-Soo © Diaphana Distribution


Bibliothèque de l’Alcazar
14 Cours Belsunce
13001 Marseille
04 91 55 90 00
http://www.bmvr.marseille.fr/


Cinéma Les Variétés
37 rue Vincent Scotto
13001 Marseille
facebook.com/Cinemalesvarietes


FIDMarseille
Association Vue sur les Docks
14 Allée Léon Gambetta
13001 Marseille
04 95 04 44 90
http://www.fidmarseille.org/dynamic/


La Compagnie
19 rue Francis de Pressensé
13001 Marseille
04 91 90 04 26
www.la-compagnie.org


Mucem
Môle J4
13002 Marseille
04 84 35 13 13
mucem.org


Théâtre Silvain
Anse de la Fausse Monnaie
Chemin du Pont
13007 Marseille
04 91 31 40 17
http://www.capsur2013.fr/


Vidéodrome 2
49 Cours Julien
13006 Marseille
04 91 42 75 41
http://videodrome2.fr/


La Vieille Charité
2 Rue de la Charité
13002 Marseille
04 91 14 58 80
http://vieille-charite-marseille.org/


Villa Méditerranée
Esplanade du J4
13002 Marseille
04 95 09 42 52
http://www.villa-mediterranee.org/