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37ème édition du Festival Tous Courts à Aix en Provence : entretien avec Laurence Vivarelli

Tous courts #saison 37

• 3 décembre 2019⇒7 décembre 2019 •
37ème édition du Festival Tous Courts à Aix en Provence : entretien avec Laurence Vivarelli - Zibeline

Laurence Vivarelli, Déléguée Générale du Festival Tous Courts nous parle de la 37e édition : un programme riche et varié que nous espérons réussi dans la période agitée qui s’annonce.

Zibeline : Certains festivals ont dû réduire leur voilure à cause de baisses de subventions. Qu’en est-il pour vous ?

Laurence Vivarelli : On est passé à travers les gouttes ; pas de baisse significative cette année. On a en avait eu précédemment, ce qui nous avait obligés à raccourcir.

Deux compétitions comme les autres années, l’internationale et l’expérimentale. Combien de films reçus et combien de sélectionnés ? Y a-t-il de nouveaux pays représentés ?

On a reçu un peu plus de 2400 courts, 53 sont sélectionnés en international et 29 en expérimental par 19 programmateurs. On a des pays inhabituels comme l’Ukraine avec Family Hour de Mariia Ponomarova ou le Tadjikistan avec Bunker de Dilovar Sultoni.

Est ce qu’il y a beaucoup de réalisatrices ? Des thématiques récurrentes ?

Oui, il y a eu beaucoup de réalisatrices en présélection et en sélection, ça s’est équilibré. (19, ndlr). On constate qu’il y a de plus en plus de réalisatrices qui envoient leurs films. Des films hypersensibles. Cette année beaucoup de films traitent de l’homosexualité et en particulier de la transsexualité, beaucoup des questions de genre. On a aussi des films qui parlent de l’immigration, plus précisément de l’accueil que reçoivent les immigrés, de leur vision du monde, de leur vécu ici. On a ouvert une fenêtre à SOS Méditerranée, en partenariat avec le Cinéma Le Mazarin, avec 5 courts dont Brûleurs de Farid Bentoumi ou Song for the Jungle de Jean-Gabriel Périot dont on présentera le 3e long métrage, Nos défaites, en partenariat avec l’Institut de l’Image.

Chaque année vous proposez des Cartes Blanches. Quelles seront-elles en 2019 ?

On propose 3 Cartes Blanches. Une au Burgas International Film Festival consacrée aux films bulgares avec par exemple Etoile filante de Lyubo Yonchev ou Dobry d’Orlin Milchev. Une au Festival d’Olbia en Sardaigne avec 5 films dont Futuro prossimo de Mereu Salvatore ou Disco volante d’Incollu Matteo. Une troisième à Sacrebleu Production qui fête ses 20 ans et propose 8 films dont Limbo de Konstantina Kotzamani ou le film d’animation Beach flags de Sarah Saidan.

Continuez-vous vos partenariats avec le Prix SNCF du Polar, Arte et d’autres ?

Oui ! Cette année, la soirée Polar SNCF proposera 8 films en rétrospective pour fêter leurs 20 ans, avec les lauréats des dernières années comme L’Accordeur d’Olivier Treiner ou Penny Dreadfull de Shane Atkinson et se déroulera le 6 décembre à 20h30 au CinéMazarin. La Soirée ARTE propose 5 films dont Avant que je m’en aille de Julien Barazer et le film d’animation Purple boy d’Alexandre Siqueira. On a aussi une passerelle entre sport et cinéma, le 4 décembre, Skate en shorts, avec des démonstrations, des ateliers pour les enfants, un concert et le documentaire de Mehdi Rondeleux, Tant qu’on ira vers l’est, précédé de 2 courts. Sans oublier la séance Films en région où on présentera 5 films, dont Trace ta route de Romuald Rodrigues Andrade (https://www.journalzibeline.fr/programme/trace-ta-route/).

Entretien réalisé par Annie Gava
Novembre 2019

Festival Tous Courts
3 au 7 décembre
Divers lieux, Aix-en-Provence
festivaltouscourts.com

Photographie : Avant que je m’en aille de Julien Barazer © DR