Musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord, avec le Festival Tamazgha les 24 et 25 juin à Marseille

Sur un air berbère

• 24 juin 2016⇒25 juin 2016 •
Musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord, avec le Festival Tamazgha les 24 et 25 juin à Marseille - Zibeline

Traditions, culture, diversité, modernité, le festival Tamazgha ouvre vers toutes ces perspectives. Dédiée à l’expression des musiques berbères et populaires d’Afrique du Nord, la manifestation marquera les premiers jours de l’été avec une programmation mêlant valeurs sûres et talents de demain. Pour cette 11e édition, musiciens, chanteurs et danseurs donnent rendez-vous au Théâtre de la Sucrière. Petit écrin de verdure dans les quartiers nord de Marseille, c’est l’espace idéal pour apprécier sereinement le registre varié des artistes. L’association Sud Culture, qui œuvre à promouvoir le patrimoine musical maghrébin et berbère, est à l’initiative de l’événement.

Pendant deux soirs, quatre concerts et un spectacle de danse se succéderont. Le 24 juin, Belaïd Branis ouvrira le festival. Avec son répertoire rock, teinté de mélodies kabyles, il se pose en digne héritier de son père Karim Abranis, cofondateur du groupe Abranis. Cette formation connut un succès considérable en Algérie et à l’international dans les années 70-80. À 40 ans, le fiston, baigné dans la guitare depuis l’enfance, poursuit fièrement la tradition familiale. Le même soir, Akli D, artiste aux multiples talents, occupera également la scène. Musicien accompli, il est aussi un auteur qui perpétue et renouvelle la tradition de la poésie kabyle et ses chants à l’amour, les femmes ou l’exil.

La soirée du 25 débutera avec la compagnie Grain Magique, pour le spectacle Assif, rivière de femmes. Ce solo de danse, conçu et interprété par Fasia Kati, évoque, le long d’une marche au bord de l’eau, un ensemble de figures féminines : la mère, la résistante, la prêtresse ou la séductrice. Puis deux concerts concluront le festival. Le talent prometteur de Ghani Hammad, mêlant musique châabi et chant amazigh, sera suivi d’Hamid Matoub, qui, dans la lignée de son cousin, le regretté Lounès Matoub, porte avec passion toute la sensibilité de la chanson kabyle.

JAN-CYRIL SALEMI
Juin 2016

Festival Tamazgha
24 & 25 juin
Théâtre de la Sucrière, Marseille
www.festivaltamazgha.org

Photo : Fasia Kati, Cie Grain Magique -c- X-D.R.