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Vu par Zibeline

Le festival de photographie de Marseille, à voir jusqu'au 21 janvier

Rendez-vous en photographie

• 28 septembre 2017⇒21 janvier 2018 •
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Le festival de photographie de Marseille, à voir jusqu'au 21 janvier - Zibeline

La photographie à Marseille n’est pas un vain mot à l’heure où s’ouvre la galerie-librairie Zoème par Soraya Amrane, qui créa l’Atelier de visu, où s’installent les Rencontres d’Arles au J1, et où le 7ème Festival de photographie contemporaine irrigue 25 lieux d’une succession d’expositions et de rencontres durant trois mois ! Avec des temps forts comme Roman photo au Mucem et Matière noire de Geoffroy Mathieu à La Friche la Belle de Mai qui succède à Prémonition de Cécile Menendez. Exposition qui, bien qu’elle soit aujourd’hui décrochée, se prolonge sous la forme d’une coédition par Le Garage Photographie / Arnaud Bizalion.

Autre temps fort le Prix Maison Blanche 2017 qui a réuni Aurélia Frey, Jef Bonifacino, Céline Villegas et Camille Lévêque autour du premier prix Corentin Fohlen. Là encore, son travail gardera une trace éditoriale dans une monographie publiée par Le Bec en l’air, quatrième tome de la collection La Photographie Marseille1. Dans les salons de la mairie des 9e/10e, son œuvre témoignait de la reconstruction du village de Morne-à-Cabri détruit par le tremblement de terre de 2010 à Haïti : tirages carrés soulignant la répétition géométrique des habitats tout neufs, lumière crue faisant saillir les angles architecturaux et verdir les feuilles des rares jeunes arbres… Ce chantier à ciel ouvert offre à Corentin Fohlen l’occasion de développer un travail hyper structuré où les seules lueurs d’humanité sont un âne, un cheval et quelques silhouettes au jardin. Ni fantomatique, ni surréaliste, mais d’une réalité étrange.

Après son accrochage au Frac, Le temps présent, journal de Pascal Grimaud a pris la direction du Musée d’art et d’histoire de Tarascon, laissant à Marseille le souvenir d’un travail inédit, à des années lumière de Maiden Africa ou Le bateau ivre. La galerie Maupetit accueille les séries Isographies d’Abed Abidat dont on apprécia particulièrement Héritages, Déshéritages ; Paysages industriels de Marseille publié chez Images plurielles en 2015. Derrière ce mot-valise Isographies, le photographe se joue de notre capacité à regarder la « même photo » déclinée en 16 clichés apposés côte à côte dans un « cadre » carré. Le tout composant 13 récits à Londres, Jérusalem, Alger, Marseille… Prises sous un unique angle, les photos confrontent le lointain et la proximité, laissent l’action venir à elles, déroulent le fil de la narration imperturbablement. Une même photo et jamais la même qui jette le trouble.

D’autres salves sont prévues en novembre et en décembre avec Elio Tisi à l’Espace GT, Philippe Conti au Studio Aza, Bernard Cantié à la galerie Rétine le lieu, Gilles Pourtier à la Straat galerie tandis que Federica Di Giovanni à l’Institut culturel italien et Yves Jeanmougin au Bistrographe sont toujours en cours.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Novembre 2017

1 Les chiens de fusil, Léa Habourdin ; Srebrenica, nuit à nuit, Adrien Selbert ; L’inachevé, Julien Lombardi.

Le festival de photographie de Marseille
jusqu’au 21 janvier 2018
laphotographie-marseille.com

Photo : Morne-à-Cabri © Corentin Fohlen, Prix Maison Blanche 2017