Marseille accueillera fin août le premier salon international du dessin contemporain Paréidolie

Rendez-vous avec le dessin

• 26 août 2014⇒22 novembre 2014 •
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Marseille accueillera fin août le premier salon international du dessin contemporain Paréidolie - Zibeline

La question du dessin a toujours été présente dans la programmation du Château de Servières. Déjà, à la Bastide, l’artiste plasticien-sculpteur Raoul Hébréard présentait des dessins préparatoires qui avaient acquis un statut autonome. Comme Émilie Perotto ou Caroline Le Méhauté des années plus tard au boulevard Boisson, et tous ceux accueillis par Martine Robin : «Étant attirée personnellement par le dessin, j’avais envie de le valoriser et de le promouvoir en lui offrant un temps ouvert sur l’extérieur. J’ai d’ailleurs constaté que cette relation intime au dessin était très partagée». D’où l’émergence les 30 au 31 août à Marseille du premier salon international du dessin contemporain Paréidolie et le lancement de La Saison du dessin à laquelle adhèrent le Frac (L’aube incertaine d’Emmanuel Régent jusqu’au 30 août), la Galerie du 5e (Le dessin, un genre ? du 29 août au 20 septembre), Arteum à Châteauneuf-le-Rouge (Le dessin et l’objet du 20 septembre au 22 novembre), la Fondation Vacances bleues (Esquisse d’une collection du 26 août au 26 septembre). Sans oublier, bien sûr, la Galerie du Château de Servières qui proposera deux expositions d’ici fin décembre, et tous les projets à venir du Réseau Marseille Expos.

Les fées se sont penchées sur le berceau de Paréidolie si l’on en juge par le casting de prestige de son comité de sélection constitué des collectionneurs Josée Gensollen et Sébastien Peyret, de l’artiste et fondatrice de la revue Roven Marine Pagès, de l’artiste Gérard Traquandi, et de son comité de pilotage composé de l’éditeur d’art Bernard Muntaner, de la directrice de Hybrid Lydie Marchi, de l’artiste Michèle Sylvander et de Françoise Aubert, déléguée Fondation Vacances bleues. De quoi convaincre les dix galeries nationales et internationales «choisies pour la qualité de leurs projets» qui n’ont pas craint d’essuyer les plâtres d’une première édition. Avec Paréidolie, Martine Robin conjugue son désir de multiplier les échanges internationaux comme ceux initiés à Lisbonne, Dublin et Turin dans le cadre des Ouvertures d’ateliers d’artistes, et sa volonté de donner de la visibilité à la scène artistique régionale au-delà du territoire. Quant au choix de coller au timing d’Art-O-Rama, plus que le Printemps de l’art contemporain, celui du «plus petit salon d’art contemporain» lui a paru le mieux adapté pour «créer une synergie et cheminer main dans la main afin d’offrir au public, aux collectionneurs et aux professionnels une émulation supplémentaire». D’autant que quelques minutes de marche seulement séparent la Friche de la galerie du Château de Servières.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Juillet 2014

www.pareidolie.net

Illustration : Les-Naufragés,-2013,-Ink-on-paper,-72-x-102-cm-©-Nicolas-Puyjalon,-Atelier-KSR-Berlin