Le Festival Durance Luberon, un condensé de musiques

Programme apéritif

• 7 août 2020⇒23 août 2020 •
Le Festival Durance Luberon, un condensé de musiques - Zibeline

Malgré les contraintes sanitaires actuelles, le Festival Durance Luberon est bien décidé à fêter sa 23ème saison musicale

Cette année encore, les lieux désormais familiers au public – terrasses du château de la Tour d’Aigues, place de Grambois, châteaux d’Arnajon, Lauris, Mirabeau, Peyrolles-en-Provence, écrin de verdure de Saint-Estève-Janson… tous s’ouvriront ! Certains artistes reviennent, d’autres sont découverts, au fil d’un patchwork de spectacles éclectiques et d’une irréprochable qualité. Autre exigence liée à la convivialité du festival, la plupart des spectacles sont assortis d’agapes apéritives, de dégustations de vins du terroir et autres mignardises. Le goût s’unit aux ravissements de l’ouïe que l’on cherche à surprendre. Le groupe Encuentro Místico ouvre le bal le 7 août avec son « Apérosalsa » et nous plonge dans les rythmes de la salsa portoricaine du New York des années 70. Entrons donc dans l’un des « barrios latinos » où les quatre trombonistes, Sébastien Decalonne, Robin Ducruet, Vincent Renaudineau, Edi Négon Borges, mêlent leurs sons cuivrés au chant de Pierre Leblanc Messager, à la basse d’Emmanuel Paillardon, les bongos de Fayçal Saïdani, les timbales de Cyrille Maillard et le piano de Claire Meynadier, tandis que l’Impérial Orphéon en ApéroConcert accordera la virtuosité de ses quatre polyinstrumentistes (Rémy Poulakis, Gérard Chevillon, Damien Sabatier, Antonin Leymarie) à une approche brillante des folklores du monde, du Brésil à l’Orient, du groove métallique à la mélodie lyrique. La clôture renouera avec l’humus populaire grâce à la soirée Chanson française et Flamenco, avec Guillaume et sa guitare « capricieuse » et Mathieu au chant lyrique et déjanté.

Un éclectisme réjouissant

Deux opéras seront donnés en version de poche, transposés en version piano et mis en scène par le subtil pianiste Vladik Polionov. Voici la destinée terrible de Rigoletto, inspiré à Verdi par la pièce de Victor Hugo, Le roi s’amuse : le Duc de Mantoue (Rémy Poulakis) a jeté son dévolu sur Gilda (Amélie Robins), fille du bouffon de la cour, Rigoletto (Kristian Paul) qui cherchera à la venger de celui qui prône « La donna e mobile »… Auparavant on aura assisté à l’opéra de Bizet, Les Pêcheurs de Perles avec Cecilia Arbel dans le rôle de Leïla, la jeune femme aimée par les deux amis Nadir (Rémy Poulakis) et Zurga (Florent Leroux Roche) qui ont juré de ne pas la séduire – serment bien sûr trahi… Les formules ApérOpéra convoquent tour à tour les airs de Cavalli, Händel, Saint-Saëns, Massenet, Hahn, Finzi, Delibes, Mozart, Offenbach, Rossini, Fauré, Brahms, grâce au contre-ténor Rémy Brès et la soprano Barbara Bourdarel qu’accompagne le piano de Yoann Pourre, ou Marie-Ange Todorovitch et la soprano Lucile Pessey avec Elsa Blanc au piano. Succèderont des formations chambristes, avec ApéRomantique et le sextuor à cordes composé de six professeurs du Conservatoire d’Aix-en-Provence qui interprètera des œuvres issues des deux courants romantiques allemand et russe. Le jazz enfin aura la part belle avec le quartet Serket & the Cicadas transgressif à souhait avec le Cathy Escoffier Trio, et l’inénarrable verve de Cathy Heiting entourée du guitariste Wim Welker et la récitante Catherine Sparta, pour une dégustation jazzique de vins et de leurs histoires… Une édition dionysiaque !

MARYVONNE COLOMBANI
Juillet 2020

Festival Durance Luberon
7 au 23 août
Divers lieux
06 42 46 02 50 http://festival-durance-luberon.comfestival-durance-luberon.com

Photographie : Rémy Brès © DR