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Les Nuits Métis, du 22 au 25 juin, au plan d’eau Saint-Suspi, à Miramas

Métissage nocturne pour ré-enchanter le monde

• 22 juin 2016⇒25 juin 2016 •
Les Nuits Métis, du 22 au 25 juin, au plan d’eau Saint-Suspi, à Miramas - Zibeline

Le festival Nuits Métis poursuit son action si précieuse d’éducation populaire à la culture et particulièrement à la musique. Avec 19 spectacles et concerts gratuits, cette 23e édition fait la part belle au reggae, à l’Afrique aux musiques traditionnelles de par ici et d’un peu plus loin.

Miquéu Montanaro avec Tovabb, Laurent Cavalié et Du Bartas, Grégory Dargent pour Electrik Gem. Pour sa soirée d’ouverture, Nuits Métis se penche sur ceux qui font bouger les musiques traditionnelles, depuis l’Occitanie d’aujourd’hui et pour mieux en repousser les frontières au-delà de la Méditerranée et jusqu’aux Balkans. On entendra un père de la culture provençale croiser la voix avec l’archet de son fils. Un oudiste sceller des unions atypiques entre accordéon et guitares saturées, voix macédoniennes et transes sahariennes. La chanson languedocienne s’enticher de sons latinos et orientaux. Pour finir par un bal néo-trad intergénérationnel, mené par Locomotive Express, troubadours voyageant du Moyen-Âge à l’ère numérique.

On ne présente plus Orange Blossom qui, depuis vingt ans, brouillent les frontières entre électro et world music, déployant sa caravane avant-gardiste de sonorités hypnotiques. Pour son grand retour, le groupe nantais orchestre le chant séculaire de l’égyptienne Hend Elrawy avec machines, violon et percussions. Envoûtement garanti. On ne présentera bientôt plus Temenik Electric, porte-voix d’un arabian rock intense et universel qui incarne la diversité ancrée dans l’ADN de Marseille, entre riffs de guitare, transe électro et musiques populaires du Maghreb. Rugueux et jubilatoire. Autres enfants du pays qui ont fait du chemin : Ba Cissoko, fer de lance des griots éclectique, révolutionnant le jeu de cette harpe-luth millénaire en la plongeant dans le grand bouillon des musiques planétaires ; et Siska, l’ex chanteuse du Watcha Clan, qui met sa voix à nu sur un canevas rythmique tissé de folk et de hip hop.

En haut de l’affiche et régnant sur le reggae engagé panafricain, Tiken Jah Fakoly pour une réinterprétation des classiques de Bob Marley, Peter Tosh, Burning Spear… que la star ivoirienne s’est réapproprié via des instruments mandingues, symbolisant un pont transatlantique entre l’Afrique et la Jamaïque.

À découvrir également, le groove africain de Kourou Fia, le modern reggae de Yellam, et celui plus festif de Boucan Clan.

THOMAS DALICANTE
Juin 2016

Nuits Métis du 22 (Mercredi des Minots) au 25 juin, au plan d’eau Saint-Suspi, à Miramas

Photo : Siska -c- X-D.R