"De l'humour en traduction" aux Assises de la traduction littéraire d'Arles

Make them laugh

• 8 novembre 2019⇒10 novembre 2019 •

ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire) organise à Arles sa 36e édition des Assises de la traduction littéraire. Du 8 au 10 novembre s’y succèderont, autour de ces questions passionnantes soulevées par l’art de la traduction, des entretiens, conférences, lectures et autres ateliers dédiés cette année à l’importance de l’humour. À l’ouverture à la Chapelle du Méjan succèdera ainsi une performance inaugurale du comédien Jos Houben dédiée à L’Art du rire. Latiniste et helléniste de formation, Florence Dupont s’interrogera à l’occasion de sa conférence « Fausses langues : que traduire ? » aux langages imaginaires convoqués par la fiction. La chercheuse en études théâtrales Laetitia Dumont-Lewi évoquera le temps d’un entretien avec la critique littéraire Élise Lépine l’importance de la langue et du dialecte dans les spectacles de Dario Fo. La soirée se poursuivra sur un jukebox littéraire sous la houlette bienveillante de l’écrivain polymorphe David Lescot, créateur de l’exercice, avec les écrivain.e.s et traductrices Jakuta Alikavazovic, Agnès Desarthe, Hervé Le Tellier et Aline Schulman. De nombreux ateliers de traduction et lectures se tiendront le lendemain, dont un prometteur atelier de sous-titrage du très bon film de Craig Gillespie, Moi Tonya. La traductrice Aline Schulman évoquera ensuite la place de l’humour dans le Don Quichotte de Cervantès en compagnie de l’auteur Pierre Senges, avant qu’Hervé Le Tellier n’interroge les frontières entre comique et humour. Claire Larsonneur joindra ensuite ses forces à Jean-Gabriel Ganascia et à Santiago Artozqui, président d’ATLAS, pour y animer l’Observatoire de la traduction automatique, tandis que Nadia Déhan-Rotschild et le tandem Nicolas Richard/Steven Sampson s’interrogeront respectivement sur les particularités de l’humour yiddish et sur le mot d’esprit américain. La comédienne Dominique Reymond proposera pour conclure la journée une lecture des Derniers Jours de l’humanité de Karl Kraus. Le dernier jour des assisses fera la part belle aux ateliers -dont un prometteur « Je hais les ateliers d’écriture » animé par l’écrivaine Agnès Desarthe-, mais aussi aux questions qui fâchent, soulevées par la table ronde « Traduction automatique : du rire aux larmes ? ». Enfin, après la conférence du pianiste et compositeur Manuel Rocheman dédié à la place de l’humour dans le jazz, Elise Caron et Bruno Chevillon joindront le geste à la parole pour conclure les assises en musique !

SUZANNE CANESSA
Octobre 2019

36e Assises de la traduction littéraire
8 au 10 novembre
Divers lieux, Arles
04 90 52 05 50 atlas-citl.org

Photographie : (ATLAS) Dominique Reymond © X-D.R.