La fin de l’homme rouge, le 26 février au Théâtre de l’Olivier, à Istres

L’homme rouge est tombé

• 26 février 2019 •
La fin de l’homme rouge, le 26 février au Théâtre de l’Olivier, à Istres - Zibeline

Emmanuel Meirieu a fait de l’adaptation de romans et d’essais d’auteurs contemporains à la scène sa spécialité. Après De beaux lendemains (Russell Banks), Des hommes en devenir (Bruce Machart) ou encore Mon traître (Sorj Chalandon) -accueilli en octobre dernier au théâtre de l’Olivier-, entre autres, il adapte sept témoignages issus de deux œuvres de l’écrivaine et journaliste biélorusse Svetlana Alexievitch, La supplication (JC Lattès) et La fin de l’homme rouge (Actes Sud). À travers ces personnages, c’est la fin de l’utopie communiste qu’il met en scène, en s’attachant plus aux émotions qu’aux faits historiques, récits portés par les écrits du Prix Nobel de littérature en 2015. Si Svetlana Alexievitch s’acharne à garder vivante la mémoire de la tragédie qu’a été l’URSS depuis quarante ans, c’est par le biais de ses « romans de voix » dans lesquels les femmes et les hommes sont des témoins brisés, « voix suppliciées des Goulags, voix des survivants et des bourreaux », voix de celles et ceux qui ont vu partir leurs rêves en fumée.

Dans chacun de ses spectacles il fait des personnages de livres « des hommes de chair et d’os, des êtres vivants, humains, [qui] crèvent le quatrième mur pour se confier à nous, partager leurs émotions. Pour se réparer et nous réparer. » Face au public, seuls en scène, Stéphane Balmino, Evelyne Didi, Xavier Gallais, Anouk Grinberg, Jérôme Kircher et Maud Wyle feront se succéder les émotions, celles que S. Alexievitch fait entrer dans l’Histoire pour regarder « le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne ». Des paroles vraies, authentiques, sensibles qui ravivent l’utopie.

Spectacle coproduit par le dispositif ExtraPôle Région Sud.

DOMINIQUE MARÇON
Février 2019

La fin de l’homme rouge
26 février
Théâtre de l’Olivier, Istres

Photo : XDR