Le prochain Rendez-vous de demain, au Gymnase le 5 mars, sera consacré au cerveau

Les mots sur les maux

• 5 mars 2019 •
Le prochain Rendez-vous de demain, au Gymnase le 5 mars, sera consacré au cerveau - Zibeline

Décidément, à défaut d’être le mois des fous, mars pourrait être celui des méninges ! Précédant la Semaine du Cerveau, dont la 21e édition aura lieu du 11 au 17 mars, un peu partout en région Paca, les Rendez-vous de demain reprennent au Théâtre du Gymnase le 5, avec une conférence intitulée Les mots/maux du cerveau.

Répondant à l’invitation de l’IMéRA, Institut d’études avancées d’Aix-Marseille Université, deux chercheurs répondront à une série de questions. Où en est-on de la connaissance de cet organe supérieur aujourd’hui ? Peut-on comprendre les troubles de la parole, en lien avec l’état de notre cerveau ? Est-il possible de guérir ces troubles (aphasie, bégaiement, surdité, autisme…) grâce à un approfondissement des connaissances sur son fonctionnement ?

L’un des deux scientifiques viendra en voisin : Xavier Alario est directeur de recherche au Laboratoire de Psychologie Cognitive de Marseille (CNRS & AMU). Sa consœur Anne-Lise Giraud est quant à elle professeur à l’Université de Genève, mais en résidence à l’IMéRA jusqu’au 12 juillet, où elle est titulaire de la chaire Langage et cerveau. Durant son séjour en Provence, elle étudiera notamment ce que le chien perçoit de l’expression orale humaine, à laquelle il peut répondre sans lui-même disposer des mots. Un nouveau champ de recherches qu’elle n’abordera sans doute pas lors de la conférence, centrée sur un sujet qu’elle connaît bien, pour y avoir consacré un ouvrage paru chez Odile Jacob en septembre dernier, Le Cerveau et les maux de la parole.

Ses échanges avec Xavier Alario, plus porté sur les aspects sémantiques et syntaxiques du langage, ainsi que sur les dynamiques cognitives et neurologiques de son apprentissage, devraient intéresser ceux qui souffrent de troubles handicapants, ainsi que les personnes curieuses et désireuses de décortiquer la paradoxale capacité à communiquer de l’espèce humaine. Comment donc, même en possession de tous ses moyens, parvient-on si peu à se comprendre, avec un tel outil ?

GAËLLE CLOAREC
Février 2019

Les mots/maux du cerveau
5 mars
Le Gymnase, Marseille

Photo : c Anne-Lise Giraud