Le Repenti de Merzak Allouache projeté à la Maison de la Région le 15 mai dans le cadre des Écrans d'Aflam

Les Écrans d’AFLAM

• 15 mai 2014 •
Le Repenti de Merzak Allouache projeté à la Maison de la Région le 15 mai dans le cadre des Écrans d'Aflam - Zibeline

Le 15 mai à 14h et à 19h, à la Maison de la Région, les Écrans d’Aflam présentent Le Repenti de Merzak Allouache. Algérie. Région des hauts plateaux. Un jeune homme court dans la neige traînant son balluchon. Rachid est un islamiste maquisard qui regagne son village grâce à la loi de «Concorde civile». Entrée en vigueur en 2000, elle est censée mettre fin à la «décennie noire» qui a coûté la vie à environ 200 000 personnes. La loi promet à tout islamiste repentant qui rendrait ses armes, en promettant n’avoir pas de sang sur les mains, une quasi amnistie et la réinstallation dans la société. Mais la loi n’efface pas les crimes et Rachid s’engage dans un voyage sans issue où s’entremêlent la violence, le secret et la manipulation. Film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, Cannes, 2012.

«Le Repenti de Merzach Allouache démarre sur un long et beau travelling, montrant la course sur la neige des hauts plateaux d’un homme : c’est Rachid, un jeune djihadiste qui rentre dans son village, dans le cadre de la loi sur la concorde civile. Sur la recommandation du commissaire, il est embauché comme cafetier mais la réinsertion est très difficile et Rachid ne se voit pas d’avenir. Il reconnait un pharmacien, victime du terrorisme, et lui propose de l’amener sur la tombe de sa fille en échange d’argent. Inspiré par un fait divers, ce film dur, bien joué, qui fonctionne sur ellipses, non-dits et intelligence du spectateur, pose des questions difficiles : comment faire le deuil dans le cas du terrorisme ? Comment la parole peut-elle circuler en Algérie ? Comment bourreaux et victimes peuvent-ils vivre ensemble quand tout fonctionne sur le déni ? Merzach Allouache qui avait en tête ce scénario depuis 1999 a décidé de faire ce film au moment des révolutions arabes, à partir du moment où les pays autour de l’Algérie ont commencé à bouger : «La société algérienne n’est pas une société apaisée. Les Algériens se sont remis à parler du passé. À cause de ce qui se passait ailleurs, ce problème a refait surface. J’ai trouvé que c’était le moment de faire ce film.» Annie Gava (Novembre 2012)

ANNIE GAVA
MAI 2014

Écrans d’Aflam, Marseille
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Le Repenti de Merzak Allouache
2012, Algérie/France, 1h27

Photo : Le Repenti de Merzak Allouache © Sophie Dulac Distribution

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