La saison du Théâtre Liberté, à Toulon, emprunte de nouveaux chemins buissonniers

Les chemins du Liberté

La saison du Théâtre Liberté, à Toulon, emprunte de nouveaux chemins buissonniers - Zibeline

Annoncé le 24 juin par Var Matin, le départ de Philippe Berling à la codirection du Théâtre Liberté n’est pas effectif à l’heure où nous bouclons. Mais la séparation est bel et bien en cours… Non seulement il fut l’un des maitres d’œuvre de cette 5e saison avec Pascale Boeglin-Rodier et Charles Berling, mais il présentera du 1er au 17 octobre sa dernière mise en scène Meursaults, créée au Festival d’Avignon, d’après le texte de Kamel Daoud Meursault contre-enquête. L’avenir nous dira ce que la nouvelle direction bicéphale a dans la tête pour l’avenir du théâtre…

Pour l’heure le Théâtre Liberté consolide les fondamentaux qui ont prévalu à sa naissance et à sa réputation : son engagement dans les coproductions (La Révolte de Marc Paquien, Bien sûr, les choses tournent mal de KKI et Novecento qui embarque à son bord André Dussolier dans une nouvelle tournée) ; ses Théma qui croisent spectacle, conférence, exposition, cinéma et projet participatif et font du théâtre un lieu de représentation et de réflexion (premier rendez-vous en octobre avec «Jouons Collectif») ; ses Mardi Liberté qui offrent à la pause déjeuner des parenthèses musicales ou théâtrales en compagnie d’artistes de la région ; son temps fort Regards sur les arts numériques dont le thème choisi pour cette troisième édition, Smart City, la ville créative et durable, colle au Théma «Drôle de climat !». Cette poussée numérique de janvier devrait trouver une résonnance dans la programmation annuelle avec des rendez-vous réguliers, sur les écrans et dans la salle, un accueil en résidence de créateurs numériques et l’ouverture d’un lieu spécifique. La fameuse «quatrième scène virtuelle» annoncée dès l’inauguration du théâtre mais toujours retardée. Autre point fort, son ouverture culturelle et artistique sur l’axe méditerranéen qui a déjà valu au public de riches rencontres : après l’Algérie, la Turquie et l’Italie, le théâtre accoste en mai les rivages de l’Égypte avec le spectacle de François Cervantès, Le prince séquestré, joué en français et en arabe. Et enfin ses liens avec les structures qui œuvrent depuis de nombreuses années dans le Var : Fête du Livre, Maison de la photographie, Tandem, festival Portraits de femmes, Fimé, Festival international du film maritime, d’exploration et d’environnement, PôleJeunePublic, Festival de musique de Toulon et Présences féminines auprès desquels il s’engage sur des projets de coréalisation.

Au chapitre des nouveautés, le Théâtre Liberté surfe sur la vague des réseaux sociaux en mettant en ligne sur son site un service de covoiturage gratuit «dans une optique de solidarité». Bien implanté sur le territoire Toulon Provence Méditerranée, il l’est également au cœur de la cité toulonnaise où il s’offre le plaisir de jouer hors les murs, entraînant dans son sillage publics fidèles, spectateurs occasionnels et habitants. En juin, des événements gratuits lui permettront d’emprunter à nouveau des chemins buissonniers…

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Septembre 2015

photo : Le Prince séquestré © Christophe Raynaud De Lage


Théâtre Liberté
Grand Hôtel
Place de la Liberté
83000 Toulon
04 98 00 56 76
www.theatre-liberte.fr