Le millésime et les années

 - Zibeline

Les Chorégies d’Orange, condamnées à un autofinancement massif (80%), et donc au succès populaire dans un amphithéâtre sublime et immense, continuent de jouer le rôle de diffuseur constant d’un répertoire inamovible… qu’on goûte chaque année avec autant de plaisir comme une madeleine qui n’est jamais rance, et ne perd pas sa saveur. Les plateaux sont si beaux ! Au programme donc deux opéras de Puccini : Bohême (Inva Mulla, Vittorio Grigolo, Ludovic Tézier…), avec l’orchestre Philharmonique de Radio-France, direction Myung Whun Chung, les 7 et 10 juillet 21h45, Turandot (Lise Lindstrom, Roberto Alagna, Maria Luigi Borsi…), où l’ONF est dirigé par Michel Plasson, les 28 et 31 juillet 21h30. Pour compléter, le Requiem de Mozart, direction Myung Whun Chung, le 13 juillet 21h45, et la Petite Messe Solennelle de Rossini, direction Samuel Coquard avec son chœur Asmara, les 20 et 21 juillet 21h30. Enfin un Concert lyrique : Diana Damrau, soprano, Béatrice Uria-Monzon, mezzo-soprano, l’orchestre National de France, direction Michel Plasson, le 30 juillet 21h30. On ne peut que regretter le peu de subventions accordées par la Ville d’Orange depuis leur retrait total en 2004 après l’élection du FN : la ville vit très largement de l’argent des festivaliers et devrait, selon toute bonne logique, permettre au Festival de sortir (aussi) de cet éternel répertoire, pour proposer des aventures lyriques créatives qui emmènerait son public loin du ressassement, et de ses délices surannés.

YVES BERGÉ et AGNÈS FRESCHEL

Juin 2012

 

Les Chorégies d’Orange

04 90 34 24 24

www.choregies.asso.fr