Célébrons en musique le théâtre Gyptis

Le Gyptis en Surprise[s]

Célébrons en musique le théâtre Gyptis - Zibeline


L’événement est majeur à Marseille, émouvant pour tous ceux ont suivi l’aventure du couple Chatôt-Vouyoucas dans l’histoire théâtrale de la ville, au Théâtre de la Belle de Mai depuis 1987 et même une dizaine d’années auparavant au petit Théâtre Massalia de la rue Grignan… Tiens on se souvient avec nostalgie d’un Godot ou d’un Claudel qu’on y découvrait à l’époque ! Cygnes blancs, Françoise et Andonis chantent leurs dernières notes en Surprise[s] le 23 mai à 19h15 au Théâtre Gyptis qui deviendra un Pôle image, sans doute, dans la foulée du départ. Mais le duo n’a pas manqué de cultiver l’art de la transmission, car la belle équipe qu’il a formée, et qui mène maintenant la danse, ne manquera pas de développer l’ouvrage, explorer de nouvelles voies… on le dit… à quelques encablures de là !

La musique a toujours occupé une part honnête de la programmation du Gyptis, encore dernièrement avec Lettres d’amour et des amours (www.journalzibeline.fr/critique/amours-a-la-lettre/). Pour cette ultime quinzaine de mai, en guise de flèches du Parthe, comme pour signifier que le combat continue, noble, tourné vers l’avenir et la création, c’est l’Ensemble Télémaque qui joue l’invité Surprise[s] !

D’abord avec la Mort Marraine, beau conte de Grimm mis en musique par Raoul Lay, joué par Agnès Audiffren et mis en scène par Julie Cordier. Un spectacle à succès, pour tout public, qui tourne depuis cinq ans. Puis c’est vers l’un des compositeurs phare de la création contemporaine que le directeur musical se tourne.

Thierry Machuel effectue un travail singulier sur le chant choral, la poésie contemporaine, explore une nouvelle poétique musicale autour Gospel, du Nô, des chants traditionnels palestiniens, basques… Si bien qu’aujourd’hui on étudie son œuvre au baccalauréat !

Nous d’ici-bas

Dans son dernier oratorio, joué le en création mondiale Thierry Machuel évoque à nouveau l’univers carcéral, à partir d’ateliers qu’il a animés à la prison de Clairvaux (elle fut aussi autrefois un monastère). Là, aux côtés de musiciens professionnels, comme la soprano Brigitte Peyré, près d’une centaine de jeunes choristes marseillais chantent l’ombre et rêvent de lumière, récitent l’enfermement, l’exclusion, l’espoir et la peur de liberté, intérieure, fantasmée… chuchotent, tremblent, crient, questionnent le silence, les conventions, les flous de la mémoire et de l’identité… Un hymne à la vie et aux songes d’enfants !

70 jeunes filles

L’Ensemble Télémaque reprend également, pour la 70e fois, La jeune fille aux mains d’argent, opéra créé en 2006, pour comédien (Franck Manzoni) et marionnettes, chœur et instruments, mis en musique par Raoul Lay sur un livret d’Olivier Py (d’après Grimm), mis en scène par Catherine Marnas.

JACQUES FRESCHEL

Mai 2013

La Mort Marraine

Le 16 mai à 14h30 et 19h15.

Théâtre Gyptis, Marseille

La jeune fille aux mains d’argent.

Le 24 mai à 20h30.

Salle Mistral (scolaire à 14h30), Saint-Martin De Crau 

04 91 39 29 13

www.ensemble-telemaque.com

Nous d’ici-bas.

Le 31 mai à 14h30 et 18h30. Entrée libre sur réservation

Théâtre Gyptis, Marseille

Crédit photo : Agnès Mellon

 

Théâtre du Gymnase
4 rue du Théâtre Français
13001 Marseille
08 2013 2013
http://www.lestheatres.net/