Danse, musique, jeune public et têtes d’affiche illuminent la saison à Sainte-Maxime

Le Carré multiplie les angles

Danse, musique, jeune public et têtes d’affiche illuminent la saison à Sainte-Maxime - Zibeline

Venus d’une trentaine de pays, les artistes accueillis au Carré de Sainte-Maxime portent, chacun à leur manière, l’ambition de donner à penser, contempler et éprouver la diversité d’un monde aux mutations incertaines, plus que jamais en quête de sens si ce n’est d’utopies. Questionner la complexité des enjeux de l’époque, réinventer un avenir collectif qui émancipe les individus, à travers le rire comme le rêve, vecteur de partage autant que d’espérance. Passage en revue.

Premier temps fort de la saison, Danser Casa ou les retrouvailles, vingt ans après leur précédente chorégraphie commune, de Kader Attou et Mourad Merzouki, figures de proue du hip-hop contemporain. Le metteur en scène et directeur du Théâtre de la Ville, Emmanuel Demarcy-Mota s’empare d’un classique d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem, avec dans l’un des rôles principaux Élodie Bouchez. Saluée par la critique, la dernière création d’Emmanuel Meirieu La fin de l’homme en rouge est l’adaptation du roman de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature en 2015. Le chorégraphe Julien Lestel s’autorise avec Dream un virage du néo-classique vers le contemporain pour une danse à la physicalité exacerbée et la sensualité brûlante. Avec Odyssey, Hervé Koubi signe le troisième volet de sa trilogie consacrée à la Méditerranée, avec la complicité vocale de Natacha Atlas. Angelin Preljocaj questionne le pouvoir du merveilleux dans La fresque, inspirée d’une célèbre légende chinoise. Musicien et chorégraphe, Hofesh Shechter livre une vision désenchantée d’un monde pré-apocalyptique dans Grand finale. Plutôt rares sur les plateaux des grands théâtres, l’art de la marionnette est à l’honneur avec Bon débarras de la compagnie Alula, le personnage du clown dans Rien à dire et le théâtre burlesque avec Bigre de la troupe Le fils du grand réseau. Place au Cirque Eloize dont le dernier spectacle s’immisce dans les coulisse d’un grand Hôtel quand celui des 7 Doigts, Passagers, invite à prendre place dans le train de l’humanité. Quant aux Québécois de Flip Fabrique, leur Blizzard s’annonce rafraîchissant. Côté musique aussi, l’éclectisme est érigé en fil rouge avec Grand Corps Malade, The Disruptives de Guillaume Meurice, Charlélie Couture, Kyle Eastwood, Salif Keita ou encore un hommage à David Bowie par le groupe Starman.

LUDOVIC TOMAS
Octobre 2019

Photo : Les sorcières de Salem © Jean-Louis Fernandez


Au programme :

4 & 5 octobre, Paris de nuit. 12 octobre, Danser Casa. 18 & 19 octobre, Les sorcières de Salem. 9 novembre, La fin de l’homme rouge. 16 novembre, Grand Corps Malade. 23 novembre, Dream. 30 novembre, Guillaume Meurice & the Disruptives. 7 décembre, Bon débarras !. 13 & 14 décembre, Bigre. 20 & 21 décembre, Hôtel. 18 janvier, Tribute to David Bowie. 25 janvier, Odyssey. 1er février, Charlélie Couture. 7 & 8 février, Passagers. 14 février, La Fresque. 7 mars, Kyle Eastwood. 14 mars, J’ai des doutes. 21 mars, Grande Finale. 28 mars, Rien à dire. 4 avril, Peer Gynt. 11 avril, Blizzard. 18 avril, Fary présente Hexagone. 25 avril, La dégustation. 2 mai, Salif Keita.


Le Carré Léon Gaumont
107 Route du Plan de la Tour
83120 Sainte-Maxime
04 94 56 77 77
www.carreleongaumont.com