Korakrit Arunanondchai, artiste invité de MP2018 au Hangar du J1, à Marseille

L’amour et la mémoire nous unissent

• 20 juin 2018⇒29 juillet 2018 •
Korakrit Arunanondchai, artiste invité de MP2018 au Hangar du J1, à Marseille - Zibeline

Symbole du passé industriel et portuaire de Marseille, le hangar du J1 prête son premier étage à des expositions à caractère évènementiel. Ainsi l’artiste multidisciplinaire Korakrit Arunanondchai succède à JR avec une production in situ développée sur 5000 m2 qui mêle sculpture, son et vidéo autour de ses thèmes de prédilection : « la spiritualité dans un monde globalisé et le frottement entre animisme et technologies modernes ». Une œuvre qui fait la connexion entre ses origines – l’artiste a grandi à Bangkok dans les années 1990 à une époque « dont l’Histoire se rappellera comme le règne du roi Rama 9 » – et son présent en Occident, particulièrement à New York où il vit. Elle reflète son intérêt pour le bouddhisme et l’animisme thaïlandais, la culture populaire, la géopolitique et la technologie dont on retrouve les traces dans l’enchevêtrement d’objets et d’images, certaines filmées par des drones. Lorsque MP2018 a proposé à Charlotte Cosson et Emmanuelle Luciani d’inviter un artiste à investir le J1, la présence de Korakrit Arunanondchai est apparue comme un évidence car « Marseille est une ville haute en contrastes, à la fois historique et en pleine expansion, saturée de paradoxes et arborant pourtant une identité unique et reconnaissable ; une unité dans la diversité qui correspond parfaitement à [son] art qui dépasse les contraires, voire les réconcilie ».  Les couches civilisationnelles qui composent sa sédimentation historique l’ont profondément marqué, et son œuvre, une fois encore, lie passé et présent, orient et occident : « Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il coule un sol au dessus de la Méditerranée, en hommage aux empires qui l’ont encerclée et en guise de terreau pour un futur par définition incertain ». L’artiste nous convie à fouler un peu de la terre de ses ancêtres qu’il utilise ici, pour fabriquer « le sol »…

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Juin 2018

With history in a room filled with people with funny names. 4
Conférences et performances ponctuent l’exposition
20 juin au 29 juillet
Hangar J1, Marseille
mp2018.com

Photo : Korakrit Arunadontchai -c- XDR