La saison culturelle 2019-2020 de Scène 55 à Mougins

La quatrième saison

La saison culturelle 2019-2020 de Scène 55 à Mougins - Zibeline

Scène 55 s’est imposée rapidement dans le paysage culturel de Mougins et rayonne bien au-delà du périmètre de la ville grâce à une programmation éclectique de haut vol en résonance avec son public.

Le théâtre s’ancre d’autant plus sur son territoire qu’il se préoccupe des spectateurs de demain avec près de 5000 scolaires associés à la nouvelle saison, et se déplace en soutenant des spectacles sur d’autres scènes de la région. Les divers répertoires sont abordés, s’intéressent à la création d’aujourd’hui, et permettent au public d’aborder de nouvelles formes avec bonheur. La danse est particulièrement privilégiée cette année avec onze compagnies invitées, la plupart issues de la région, qui peut s’enorgueillir de la richesse et de la qualité de ces formations, depuis le tout jeune Ballet de Cannes (Aujourd’hui, on danse) à la troupe d’Angelin Preljocaj (Gravité), en passant par Grenade de Josette Baïz (Amor), Éric Oberdorff (Mon corps palimpseste), Kelemenis (Rock and Goal) et Système Castafiore (Anthologie du cauchemar). D’autres compagnies viennent apporter leur contribution, Jean Guizerix et Raphaël Cottin rendent hommage à Wilfride Piollet avec Parallèles, François Veyrunes, à l’instar de Camus, imagine Sisyphe heureux, tandis que la Cie Linga & Keda expérimente le mouvement de manière jubilatoire avec Flow, que la Cie Wang Ramirez offre son hip-hop poétique (W.A.M.), et que celle de Maguy Marin nous redit May B

Le cirque redessine la place des corps, entre Somos de la Cie El Nucleo et Le gros sabordage de La Mondiale Générale. Théâtre et musiques ne sont pourtant pas délaissés avec huit pièces dont les divers metteurs en scène nous livreront leur lecture, Jean-Pierre Vincent, George Dandin ou le mari confondu, Clément Poirée, La nuit des Rois, Benjamin Guillard, Vous n’aurez pas ma haine, Tristan Petitgirard, La machine de Turing, Jean-Philippe Daguerre, Adieu Monsieur Haffmann, Benoît Lambert, Le jeu de l’amour et du hasard, Paul Pascot, L’Amérique sur un texte de Serge Kribus et la Cie 26000 couverts, À bien y réfléchir…. Et sept représentations musicales qui arpentent les genres, du classique avec le beau Trio Sōra ou l’Orchestre de Cannes qui, avec le Chœur régional, interprètera le Requiem de Mozart (ainsi que son Exultate Jubilate et son Ave verum corpus), du fado avec Katia Guerreiro, de l’électro pop avec Fred Nevché, du jazz avec l’Orchestre National de Jazz (Dancing in your head(s)), et du théâtre musical avec le Splash opéra mis en scène par Clara Picard. Le concert de clôture sera une surprise dans la lignée de Naïve New Beaters, Asaf Avidan ou Broken Back qui ont enchanté la fin des saisons précédentes.

Pôle marionnettes

Sans doute, l’originalité de Scène 55 réside dans la passion des marionnettes et les pépites qui jalonnent la saison ou s’offrent en bouquet délicieux lors du Printemps de la marionnette. Les Illustres Enfants Juste dépoussièrent les contes des frères Grimm dans Au bois dormant. La cire rencontre l’interprète de manière étonnante avec Renaud Herbin et Wax-Comment sortit du monde. Puis huit spectacles déclinent leur fantaisie poétique lors du festival : Incertain Monsieur Tokbar, Cabinet de Curiosités, Mademoiselle B, O’Yuki, Les Contes de ma mère l’Oye, Hermès le dieu espiègle, Hop là ! et Ici et ailleurs. Et sera exposée la « boîte à outils » des marionnettistes, Le Tripotoir par la Cie Émilie Valantin. La révélation des « secrets » n’entamant en rien la magie des représentations !

MARYVONNE COLOMBANI
Septembre 2019

Photo : La Nuit des rois c Nolwenn Brod


Scène 55
55 Chemin de Faissole
06250 Mougins
scene55.fr