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Festival Monaco Dance Forum du 8 au 16 décembre

La danse comme expérience humaine

• 8 décembre 2018⇒16 décembre 2018 •
Festival Monaco Dance Forum du 8 au 16 décembre - Zibeline

Le Festival Monaco Dance Forum convie au premier temps fort de la saison des Ballets de Monte-Carlo

Ces huit jours de découvertes, avec un florilège des plus grands chorégraphes et interprètes d’aujourd’hui, seront initiés par un Hommage à Nijinski, comprenant quatre chorégraphies que danseront les Ballets de Monte-Carlo accompagnés par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Kazuki Yamada.

On retrouvera la finesse de Daphnis et Chloé de Jean-Christophe Maillot, parcours initiatique amoureux et tragique composé à partir du roman de Longus, puis l’univers sombre et onirique de Marco Goecke avec Le Spectre de la Rose (prix Nijinski du chorégraphe émergent 2006). Seront présentées deux créations inédites : Aimai-je un rêve de Jeroen Verbruggen, qui s’interroge ici, face à l’érotisme du Prélude à l’après-midi d’un faune, sur le pouvoir de l’irruption du désir, tandis que Johan Inger réinterprète le ballet Petrouchka en plongeant dans l’univers de la mode qu’envahissent le consumérisme et l’éloge des corps.

Départ pour l’Inde et ses confins avec Aakash Odedra qui a inspiré pour ce spectacle, Rising (dont il a composé l’un des quatre solos, Nritta), les trois grands chorégraphes Akram Khan (In the shadow of man), Russell Maliphant (Cut) et Sidi Larbi Cherkaoui (Constellation), séduits par les performances de ce danseur expert du Kathak. Cette forme de danse de l’Inde du Nord tient son nom des troubadours nomades, les kathaks, « conteurs d’histoires » -les épisodes de la geste de Râma et du Mahâbhârata étaient mimés, leur gestuelle peu à peu codifiée au son d’une musique instrumentale et vocale, donna naissance à cette expression traditionnelle.

Contemporain et tradition tissent alors une trame où spiritualité et mouvement se conjuguent. Ovni génial, The Great Tamer de Dimitris Papaioannou (connu aussi pour avoir mis en scène les cérémonies des JO d’Athènes 2004) qui a subjugué Avignon 2017, déclinera ses références picturales, ses constructions et reconstructions improbables du corps humain, bijou de l’absurde, onirique et virtuose.

Puisant son inspiration dans la culture basque, la troupe Kukai Dantza, fondée par Jon Maya Sein, présente des extraits des mythes basques (des origines à nos jours) dans un travail d’installation qui tient de la danse, du parcours plastique, de récit, Oskara : un condensé d’humanité entre avant-garde et racines populaires sur une chorégraphie de Marcos Morau (La Véronal). Grand Finale d’Hofesh Shechter évoque un monde en chute libre, où énergie anarchique et vision comique se fondent.

Cinq musiciens et neuf danseurs associent musique et théâtralité dans cette fin sombre et sublime. Enfin, le Ballet de Biarritz s’attachera à une œuvre de son directeur chorégraphe, Thierry Malandain, Noé, qui « incarne une sorte de rupture dans l’histoire de l’humanité. Résumant le passé et préparant l’avenir, elle symbolise la naissance d’un nouveau monde, meilleur que le précédent » (T. Malandain).

Autour des spectacles, des workshops donneront l’occasion de travailler avec les chorégraphes invités ; on pourra assister à la projection du film Sur les ailes de la danse de Georges Stevens avec Fred Astaire et Ginger Rogers (grâce aux archives audiovisuelles de Monaco), et au XIe colloque de scénographie du Pavillon Bosio organisé par l’École Supérieure d’Arts Plastiques de Monaco. La Salle Garnier, le Théâtre des Variétés et le Grimaldi Forum accueilleront les différents spectacles.

MARYVONNE COLOMBANI
Novembre 2018

Monaco Dance Forum
8 au 16 décembre
Divers lieux, Monaco
00 377 99 99 30 00 balletsdemontecarlo.com

Photo : Daphnis et Chloé, Jean-Christophe Maillot c Marie-Laure Briane