Rencontre avec deux réalisatrices dans un focus Comores le 24 mai au Gyptis

Je-viens, je-reste

• 24 mai 2017, 24 mai 2017 •
Rencontre avec deux réalisatrices dans un focus Comores le 24 mai au Gyptis - Zibeline

Aux Comores, on appelle les «je-viens» ceux qui vivent en France ou ailleurs et ne reviennent au pays que pour les vacances. Ils y construisent souvent une maison familiale comme le père de la réalisatrice Hachimiya Ahamanda. Ces constructions inhabitées souvent inachevées entretenant le mythe d’un retour définitif. Car entre les je-viens et les je-reste, il y a fracture. Comme à l’intérieur des je-viens tiraillés entre l’attachement aux origines et leur nouvelle vie, comme à l’intérieur des je-reste en «galère», rêvant d’embarquer sur un Kwassa-Kwassa pour Mayotte. L’ivresse d’une oasis qu’on pourra voir le 24 mai, à 18h au cinéma Le Gyptis en présence de la cinéaste comorienne, parle d’eux. Un repas comorien proposé par l’Association Mot à mot suivra la rencontre avant la projection en avant-première, à 21h, d’un autre documentaire sur les Comoriens de Marseille, génération métissée à laquelle s’est intéressée Charlotte Penchenier dans Planète Marseille, enfants des Comores. Ces enfants-là ont grandi en France dans une communauté soudée entretenant les traditions ancestrales comme le « Grand Mariage ». Attachés à leur identité culturelle, ils aspirent pourtant à autre chose.

ELISE PADOVANI

Mai 2017

Photo : L’ivresse d’une oasis/ Shônagon Films


Cinéma Le Gyptis
136 rue Loubon
13003 Marseille
04 95 04 95 95
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