Entre jazz et musiques du monde, la Cité de la musique de Marseille connaît ses classiques

Femmes dans la Cité

Entre jazz et musiques du monde, la Cité de la musique de Marseille connaît ses classiques - Zibeline

Au premier trimestre, les femmes tiennent la barre. Les réjouissances, le bien nommé festival, ouvre en trois soirées une saison en cours de construction. Un premier rendez-vous avec le spectacle TraverSons, jazz en cépage qui réunit la pianiste Perrine Mansuy, le violoncelliste Éric Longsworth ainsi que Jean-Luc Di Fraya aux percussions et au chant (28 septembre). Ce concert commenté à destination de tous les publics se veut une expérience musicale quasi pédagogique pour apprendre et comprendre la part d’improvisation et d’écriture dans le jazz. Les ondes est une proposition d’une autre pianiste, Amandine Habib autour des œuvres de Couperin et Debussy (23 septembre). Une sélection de pièces qui s’entremêlent et se font écho, faisant fi des époques, pour ne garder que l’empreinte d’une poésie commune aux deux maîtres. Ambroisie et Hydromel entre terre et ciel scelle l’union poétique entre le ténor Marc Filograsso et la pianiste Marion Lotard. Des poèmes français et italiens mis en musique pour saisir la douceur de la langue, jouer avec hardiesse des modulations et faire résonner la beauté des mots (29 septembre). Au croisement de la Méditerranée et de l’Orient, l’ensemble À cordes et à cœur et la Cie Al Masîra donnent naissance à Aremu. Luth d’Istanbul, lyra grecque, oud, daf, derbouka et autres percussions s’accordent sur des chants d’amour, de nostalgie et de voyage, sublimés par la voix d’Anne Vassiltchikoff et les mouvements de la danseuse Virginie Recolin-Ghanem (4 octobre)

À Lipari, dans la province de Messine dont est originaire la chanteuse, le terme A vuci longa désigne des chants paysans à plusieurs voix. C’est aussi le nom du nouveau projet de Maura Guerrera, membre des Dames de la Joliette et entourée pour l’occasion de plusieurs invités. Après Spartenza, création en duo avec Malik Ziad autour des rythmes exaltés d’Algérie et des chants paysans de Sicile, Guerrera s’intéresse plus particulièrement cette fois aux chants des femmes et aux formes de polivocalité dans la tradition rurale de l’île italienne (11 octobre). Interprète de renommée internationale spécialiste des musiques sacrées, Françoise Atlan vient présenter Entre la rose et le jasmin. Accompagnée de Nidhal Jaoua (qanun), Colin Heller (violon, mandolines, nyckelharpa) et de l’ensemble vocal féminin Bilbilikas, elle nous invite à un voyage à travers des œuvres poétiques et littéraires de grandes figures féminines qui ont marqué différentes époques des trois cultures monothéistes (7 novembre).

LUDOVIC TOMAS
Septembre 2019

Photo Françoise Atlan © DR


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