La rentrée du Théâtre d’Arles : du cirque en lévitation, entre autres bonnes choses

En corps majeurs

• 11 octobre 2014⇒16 octobre 2014 •
La rentrée du Théâtre d’Arles : du cirque en lévitation, entre autres bonnes choses - Zibeline

Le temps fort Des cirques indisciplinés revient en force pour ouvrir cette nouvelle saison arlésienne, au Théâtre et dans divers lieux de la ville. L’étrangeté est au programme du premier rendez-vous avec Be Claude, une déambulation de Pierre Pilatte, le clown de la Cie 1 Watt. On le rencontre dans une rue, et on le suit dans la quête burlesque de sa Part Féminine au gré de ses rencontres avec le public (11 oct à 15h place Voltaire). Dans l’église des Frères Prêcheurs, c’est la poésie de Yoann Bourgeois qui emplit l’espace, pour un moment hors du temps. Sur cette curieuse machine qu’est La Balance de Lévité, la danseuse Marie Fonte entame un ballet aérien, accompagnée par la harpe et le chant de Laure Brisa (11 et 12 oct). Le Théâtre accueille quant à lui les quatre spectacles qui clôturent ce temps fort : le duo d’acrobates colombiens Edward Aleman et Wilmer Marquez présentent leur dernière création, Quien Soy ? (Qui suis-je ?), qui raconte leur parcours et interroge les notions de confiance, de double et de réciprocité sur lesquelles reposent leurs numéros (11 et 12 oct) ; puis deux clowns vagabonds et débrouillards vont tenir une conférence bidouillée avec les moyens du bord pour tenter de comprendre, et faire comprendre, le grand mystère du Cosmos. Et pour savoir si l’univers a une limite, rien de tel que le détournement d’objets du quotidien… (Vous êtes ici, les 14 et 15 oct) ; la dernière soirée se déclinera en deux temps : la Cie Mondiale générale débute avec Braquemard #1, spectacle dans lequel Alexandre Denis et Timothé Van Der Steen se confrontent au bastaing, une pièce de bois qu’ils transforment en agrès de cirque. Tout repose sur un équilibre maîtrisé, un état de grâce infiniment poétique ; Chloé Moglia clôt la soirée sur un trapèze avec Opus corpus, l’artiste aérienne repoussant ses limites et sa recherche sur la pesanteur lors d’un solo très dense où espace et temps sont suspendus, et le rythme est comme suspendu à sa virtuosité (16 oct dès 19h30).

DOMINIQUE MARÇON
Septembre 2014

Des cirques indisciplinés
du 11 au 16 oct

Photo : La Balance de Lévité -c- Patrick-Denis


Théâtre d’Arles
43 rue Jean Granaud
13200 Arles
04 90 52 51 55
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