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WRZ - Avec Elodie Karaki

Elodie Karaki, médiatrice littéraire

WRZ - Avec Elodie Karaki - Zibeline

Pendant le récent Festival Oh les beaux jours, les auditeurs ont pu apprécier le travail d’intervieweuse menée par Elodie Karaki auprès  d’auteurs(e)s comme Marie-Hélène Lafon, Lydie Salvayre, Mehdi Charef et Kamel Khelif. D’autres publics, par exemple pendant les Rencontres littéraires de Chaminadour à Guéret, ont eu l’occasion de l’écouter dialoguant en compagnie d’écrivain(e)s comme Maylis de Kerangal, Pierre Michon, Arno Bertina, Mathias Enard ou Hélène Gaudy. Voici quelques hivers, elle interrogeait à la Librairie l’Odeur du Temps Antoine de Baecque. On se souvient aussi des tables rondes qu’elle avait conduites au Mucem, lors d’entretiens imaginés par Thierry Fabre, à propos du présent et du passé de Beyrouth.

Elodie Karaki aurait pu devenir un professeur de littérature moderne et contemporaine à l’Université. La thèse rigoureusement passionnante qu’elle avait soutenue à Aix-en-Provence en décembre 2015 avait reçu les félicitations du jury. Elle avait rédigé une énorme étude à propos d’un grand critique de poésie injustement oublié, Gabriel Bounoure, qui fut un proche d’André Suarès, d’Henri Michaux, de Georges Schéhadé et de Jacques Derrida.

Elodie Karaki a préféré reporter ses très fines compétences vers d’autres registres d’activités : elle pourrait devenir productrice d’émissions de radio, elle espère vivement pouvoir développer le beau métier de médiatrice littéraire qu’elle exerce actuellement. Elle raconte aussi la joie qu’elle éprouve lorsque sous l’égide du Festival Oh les Beaux Jours elle peut mener pendant toute l’année un travail de fond, des « ateliers de critique » avec des lycéens de Marseille. Une autre passion l’habite, celle du foot-ball qu’elle connaît admirablement.

Alain Paire
Juillet 2019

Photo: Elodie Karaki -c- LAURENTINE PERILHOU