Un nouveau rendez-vous à Forcalquier autour du son et de l'image, du 21 au 25 mars

Edition zéro, rencontres d’équinoxe

• 21 mars 2018⇒25 mars 2018 •
Un nouveau rendez-vous à Forcalquier autour du son et de l'image, du 21 au 25 mars - Zibeline

La Miroiterie, le collectif de Professionnels de l’image qui travaille depuis 10 ans en pays forcalquiéren, et son partenaire de toujours, le Cinéma Le Bourguet, niché dans l’ancienne chapelle d’un couvent de la Cité des quatre reines, imaginent un nouveau rendez-vous printanier dont l’édition zéro se déroulera du 21 au 25 mars 2018. L’idée : croiser cinéma, photographie, création radiophonique, mettre en évidence les circulations entre les formes artistiques, les genres cinématographiques, multiplier les rencontres avec les artistes dans des lieux multiples, de la salle des fêtes à celle du bistrot, de la salle de ciné à celle de classe. Cinq jours de découvertes et d’échanges à Forcalquier et dans ses environs.

Le 21 mars, ce sera à Sigonce, au bistrot de l’Amandier, qu’on découvrira les photos des villageois prises par les écoliers et un programme de courts à déguster en famille. Puis, en soirée, la non moins savoureuse projection de La Parade, coréalisé par Samuel Bollendorff et Mehdi Ahoudig. Ce dernier, également ingénieur du son pour le film, présentera cette « websérie documentaire en forme de conte post-industriel » avec en prime la voix familière de François Morel pour introduire l’histoire de Cloclo la majorette, Petit Bleu le coq combattant, Gros Bleu le pigeon voyageur, Jonathan, l’homme Vectra, se préparant tous, dans la grande tradition populaire du Nord, au Grand défilé. Le 22, ouverture officielle de la manifestation, au Bourguet avec deux films belges qui nous emmèneront très loin de l’Europe. En Iran à partir du huis-clos d’une salle d’école dans I comme Iran en présence de la réalisatrice Sanaz Azari,. En Haut-Karabagh où errent ceux qui souffrent du mal d’éternité, dans Les Eternels, dont on pourra rencontrer le réalisateur Pierre-Yves Vanderweerd.

Le 23 mars, dans la salle polyvalente de Revest-des-Brousses, après avoir écouté la création sonore des enfants de l’école primaire, ce sera la réalisatrice Yaël André qu’on pourra interroger sur son « documentaire de science-fiction » : Quand je serai dictateur, construit à partir de centaines de bobines amateurs des années 40 à nos jours, pour imaginer d’autres possibles dans d’autres univers. Le 24, retour à Forcalquier pour un programme chargé : Demain c’est Paris-Roubaix, la pièce radiophonique de Yann Paranthoën suivie d’un portait documentaire de cet artiste par Pilar Arcila, Au fil du son, en sa présence. Puis le film impressionniste de Stéphane Mercurio, Quelque chose des hommes, regard de femme-cinéaste sur la série Père-fils initiée en 2009 par le photographe Grégoire Korganow et sur cette intimité masculine de la filiation. Le « festival » se clora le dimanche matin, après le passage à l’heure d’été, sur une séance d’écoute, avec le documentaire radiophonique d’Aurélia Balboni : Les Mots de ma mère. La réalisatrice parlera de cette mère atteinte d’une maladie neuro-dégénérative, dépossédée peu à peu de ses mots puis de sa liberté, et du projet si délicat d’enregistrer cette perte irrémédiable. Le brunch final de 12H30 invitera les spectateurs-trices à faire un premier bilan de cette édition zéro et peut-être à imaginer un nom pour ces rencontres d’équinoxe.

ELISE PADOVANI
Mars 2018

Photo : La Parade de Samuel Ahoudig et Samuel Bolledorff © les films du Bilboquet