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Festival L’ImpruDanse au Théâtres en Dracénie, Draguignan

Draguignan danse au printemps !

• 2 avril 2019⇒6 avril 2019 •
Festival L’ImpruDanse au Théâtres en Dracénie, Draguignan - Zibeline

Depuis trois ans, Théâtres en Dracénie met la danse imprudente à l’honneur durant son Festival L’ImpruDanse conçu comme un temps suspendu dans sa saison. Une parenthèse particulière qui fédère autour des artistes invités non seulement son public, mais également des amoureux de la danse, d’autres compagnies et des professionnels. Car le festival est plus qu’une succession de spectacles proposés dans un temps court (9 représentations du 2 au 6 avril), c’est aussi une exposition photographique à la chapelle de l’Observance (Collection Noureev), des stages de danse avec Arthur Perole (artiste associé au théâtre pour trois ans) et Marion Cariau, la projection du film Pina de Wim Wenders et des rencontres-débats avec les chorégraphes à l’issue des spectacles.

Ce printemps, la rénovation du Théâtre de l’Esplanade étant terminée, le festival se déploie exclusivement sur trois lieux : la chapelle de l’Observance, le Pôle culturel Chabran (parvis et auditorium selon la nature des propositions), et la grande scène du théâtre qui accueillera les chorégraphes Tero Saarinen et Ambra Senatore. Pour ses premiers pas en pays dracénois, le chorégraphe finlandais reprendra une création de 2014 exclusivement masculine, Morphed, dont la clef de voûte est un trio de compositions d’Esa-Pekka Salonen : « La musique a une force cinétique particulière, écrit Tero Saarinen, j’étais fasciné par la façon dont chaque morceau parvient à passer de l’agressivité brute à la douceur ». La chorégraphe italienne, directrice du CCN de Nantes, présentera Scena Madre*, une danse construite à l’origine sur la transformation en danse d’actions du quotidien dans des situations théâtrales. La pièce, influencée par le cinéma et marquée par l’empreinte de Pina Bausch, a des allures de collage dadaïste, de story-board, d’un tableau vivant où la danse et la parole convergent avec espièglerie.

En écho à l’international, la présence nationale et régionale est forte, riche en formes, en mouvements et en écritures. De Romain Bertet (Cie L’œil ivre) qui interroge le rapport du corps aux sons, du geste à la parole, du bruit à la musique dans Écouter voir, à une jeune contorsionniste qui, sous une yourte, dévoile sa singularité dans Tania’s Paradise de Gilles Cailleau (Cie Attention fragile). De la tribu de Bruno Pradet (Cie Vilcanota) lâchée dans l’univers kaléidoscopique d’un dancefloor au rythme d’une musique électro, au duo père-fils ciselé dans l’espace par Sylvain Bouillet (Cie Naïf Production) pour faire naître Des gestes blancs tout en douceur. Ou encore le tandem Claire Laureau et Nicolas Chaigneau (Cie PJPP) qui rejoue d’une manière aussi délectable que farfelue l’histoire de la rencontre entre Henri de Navarre et Marguerite de Valois en mêlant danse et théâtre dans Les déclinaisons de la Navarre.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Mars 2019

L’ImpruDanse
2 au 6 avril
Théâtres en Dracénie, Draguignan

Photo : Morphed, Tero Saarinen, au festival ImpruDanse à Draguignan © Heikki Tuuli


Théâtres en Dracénie
Boulevard Georges Clémenceau
83300 Draguignan
04 94 50 59 59
www.theatresendracenie.com