2e Festival L’impruDanse, du 3 au 7 avril à Draguignan

Danses nomades à Draguignan

• 3 avril 2018⇒7 avril 2018 •
2e Festival L’impruDanse, du 3 au 7 avril à Draguignan - Zibeline

Pour sa deuxième édition, le festival L’impruDanse se déploie dans la cité dracénoise pour cause de travaux au théâtre, irriguant ainsi la danse à l’auditorium du Pôle culturel Chabran, à la Chapelle de l’Observance et au complexe Saint-Exupéry. Les arts du mouvement en mouvements, voilà qui n’est pas pour déplaire ! L’ouverture le 3 avril se fera sous le signe du cinéma, comme l’an dernier, avec la projection du film de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, Relève, histoire d’une création, qui ausculte le processus de création du ballet Clear, Loud, Bright, Fonward de Benjamin Millepied. Après cette immersion au plus près du travail créatif de l’ex-directeur du ballet de l’Opéra de Paris, place à la danse au plateau avec la version inédite et singulière de Don Quichotte par le chorégraphe espagnol Andrés Marin, profondément habité par le héros chevaleresque de Cervantès au point de le réinventer. De le personnifier, peut-être, d’une manière contemporaine, troquant cheval et épée pour des rollers et des gants de boxe dans D. Quixote créé au Théâtre national de Chaillot à l’automne dernier. Avec la pièce engagée du chorégraphe israélien Hillel Kogan, We Love Arabs, interprétée avec le danseur arabe Adi Boutrous, véritable autofiction décalée au propos provocateur et drôle. Avec no.W.here de Frank Micheletti, vertigineux duo porté par Viktoria Andersson et Sara Tan aimantées par le mouvement et la composition sonore du chorégraphe et de Jean-Loup Faurat. Avec la playlist rock ultra-féminine de Jean-Claude Gallotta, My Ladies Rock, chorégraphiée en hommage aux figures incandescentes passées et présentes de la scène internationale, patchwork énergique et émouvant de pièces dansées et d’images allégrement contées par le chorégraphe.

Le festival L’impruDanse se plaît à flouter les frontières entre la danse, le théâtre et les arts du cirque en conviant Christophe Garcia pour une partition jouée et dansée aussi vive et colorée que l’été (Lettre pour Éléna écrit par Érika Tremblay-Roy) ; Romain Bertet plongé dans un corps à corps physique et symbolique avec la matière, englouti par l’argile et la lumière dans … de là-bas, performance intime et mystérieuse ; Fanny Soriano pour deux courtes pièces au langage très personnel autour d’un corps-matière malléable et métamorphosable (Hêtre et Phasmes). Autant de chemins de traverse imprudents parfaitement contrôlés par Maria Claverie-Ricard, directrice de Théâtres en Dracénie, curieuse d’une danse plurielle, ouverte aux autres arts, aux autres disciplines et aux autres formes. Et soucieuse de donner la danse en partage à l’occasion d’un workshop dirigé par Cécile Renard, danseuse de la compagnie de Jean-Claude Gallotta, et de rencontres-débats avec les artistes à l’issue des représentations.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Mars 2018

Festival L’impruDanse
3 au 7 avril
Théâtres en Dracénie, Draguignan

Photo : Phasmes, Fanny Soriano c Tom Proneur

Théâtres en Dracénie
Boulevard Georges Clémenceau
83300 Draguignan
04 94 50 59 59
www.theatresendracenie.com