Le festival d'Avignon en podcasts, rediffusions et projections

Avignon à la maison

Le festival d'Avignon en podcasts, rediffusions et projections - Zibeline

Le festival annulé propose un programme dense pour « rêver » Avignon, principalement en partenariat avec le service public audiovisuel. Sélection.

En 74 ans, le Festival d’Avignon n’aura pas eu lieu à deux reprises. La première fois, en 2003, dans un contexte de lutte sociale pour la défense du régime de l’intermittence ; la seconde, en 2020, pour protéger publics et artistes dans un contexte de pandémie mondiale. Privés de déambulation et de l’émotion singulière procurée par le direct du spectacle vivant, les festivaliers pourront au moins rêver de la Cour d’Honneur par podcasts ou documentaires interposés.

Parmi les nombreuses lectures proposées sur France Culture, celle de Requiem pour une ville perdue (10 juillet), de la journaliste et romancière turque Asli Erdogan, nous plonge dans plusieurs périodes de la vie de l’auteure, militante des droits humains, persécutée par le régime de son sinistre homonyme. Le lendemain, l’écrivain italien Stefano Massimi est à l’honneur pour une soirée. La nuit, France Télévisions prend le relais. À noter, celle du 25 juillet, avec la diffusion sur France 5 du documentaire de Jérémie Cuvillier, Avignon 2020, fragments d’un festival, suivie de la captation de la pièce de Valère Novarina, Le jeu des ombres, dans une mise en scène de Jean Bellorini, coproduite La Criée à Marseille. RFI investit le dispositif Facebook live pour présenter quotidiennement, entre le 13 et le 18 juillet, une série de lectures consacrée au théâtre contemporain francophone, à dominante africaine, avec des auteurs comme Felwine Sarr, Édouard Elvis Bvouma, Jérôme Tossavi, Pierrette Mondako ou Salimata Togora. Arte ressuscite deux créations emblématiques des années récentes du festival : Richard III (18 juillet) de Thomas Ostermeier en 2015 et Lewis Versus Alice (19 juillet) de Macha Makeïeff en 2019 (lire journalzibeline.fr) https://www.journalzibeline.fr/critique/avignon-est-une-etoile/. Pour celles et ceux que le petit écran rebute, la ville d’Avignon accompagne Un rêve de Cour. Des projections nocturnes et en plein air de spectacles filmés au Palais des papes à partir de 1995 parmi lesquels Cour d’honneur de Jérôme Bel (12 juillet), L’école des femmes par Didier Bezace (le 13), Femme Noire de Léopold Sédar Senghor (le 14), Babel 7,16 de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet (le 16), Inferno de Romeo Castellucci (le 17), Le Roi Lear par Olivier Py (le 20), Asobu de Josef Nadj (le 21), Les damnés d’Ivo Van Hove (le 23) (lire journalzibeline.fr) https://www.journalzibeline.fr/critique/nos-nazismes/?doing_wp_cron=1593365996.2897338867187500000000.

LUDOVIC TOMAS

Juillet 2020

Photo Les Damnés – Ivo Van Hove ©Christophe Raynaud de Lage

Un rêve d’Avignon

jusqu’au 25 juillet

festival-avignon.com