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E(qui)voque, exposition de la photographe Agnès Mellon, à voir jusqu'au 21 décembre à Martigues

Agnès Mellon

• 1 novembre 2018⇒21 décembre 2018 •
E(qui)voque, exposition de la photographe Agnès Mellon, à voir jusqu'au 21 décembre à Martigues - Zibeline

L’exposition E(qui)voque d’Agnès Mellon se poursuit jusqu’au 21 décembre et non pas le 13 octobre comme annoncé dans Zibeline N°4. L’artiste photographe sera présente au Théâtre des Salins à Martigues les 7 et 11 décembre.

Complice de bonne heure du théâtre martégal et de sa programmation chorégraphique, Agnès Mellon nous offre à voir aujourd’hui une exploration davantage personnelle, plasticienne de la danse, délaissant en partie pour l’occasion le travail de scène ou de plateau. Nous lui avons demandé en quoi consistait cette nouvelle orientation de son travail et de sa démarche où la photographie s’enrichit du médium vidéo. « Ce n’est pas une rétrospective, c’est la continuité d’un travail démarré en 2017. Ce sont de nouveaux axes de travail et de nouvelles œuvres. Je suis plus sur un travail de plasticienne et de vidéaste que de photographe de danse. Même si les photos de danse représentent encore une partie importante de mon travail, il y en a qui peuvent provenir d’il y a quelques années mais elles sont aujourd’hui retravaillées sous de nouvelles formes, matières. Je présente un travail hors scène réalisé avec des danseuses, Juliette Nicolotto et Mylène Lamugnière et je commence un travail avec le chorégraphe David Llari. Pour résumer, aujourd’hui je mets en scène. Mes choix se font en tenant compte de l’espace et des contraintes des lieux. Vidéos et photos sont captées par moi. Les montages vidéo sont réalisés par Chrystèle Bazin. Les projections sont réfléchies également avec Chrystèle. Le sujet c’est créer de l’ambiguïté pour créer un nouveau récit, un nouvel imaginaire pour celui qui regarde. J’essaie de provoquer des déséquilibres ». Et au plus près de ces corps dansants : « Je vais chercher la chair, le regard, la transpiration, ce que la présence du corps dégage. J’attrape un mouvement et je le recompose. Je crée mon propre récit, un récit intime, m’attardant sur une main, un pied, un enchevêtrement de corps. Je fais le vide autour de mon sujet jusqu’à imprimer ma vérité ».

Propos recueillis par CLAUDE LORIN
Novembre 2018

E(qui)voque
jusqu’au 21 décembre
Théâtre des Salins, Martigues

Photo : ©Agnès Mellon


Théâtre des Salins
19 Quai Paul Doumer
13692 Martigues
04 42 49 02 01
www.les-salins.net