Pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses morceaux choisis !

À voir et à écouter le 9 avrilVu par Zibeline

• 9 avril 2020⇒9 mai 2020 •
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Danse

Angelin Preljocaj – Danser L’invisible

C’est un beau défi que la réalisatrice Florence Platarets a décidé de relever : accompagner une œuvre chorégraphique de ses prémices à sa création sur scène, tout en questionnant ses enjeux les plus profonds comme les plus techniques. Angelin Preljocaj s’est élégamment prêté à l’exercice, sans jamais esquiver ses envers les moins flatteurs : le tâtonnement pour trouver le geste, la musique idéale jusqu’au dernier moment, les doutes incessants… Tout en rappelant ce qui fait du chorégraphe l’un des plus importants de son temps, la caméra prend soin de filmer l’alchimie de groupe, l’ensemble de personnalités fortes qui forme le ballet. La naissance de Gravité, créé à la Biennale de Lyon en 2018, constitue l’aboutissement de cette passionnante aventure.

À retrouver jusqu’au 11 avril sur le compte de Magneto Presse

 

Cinéma

Belle de Jour

Beaucoup a déjà été dit sur Belle de Jour, devenu le plus célèbre des films de Luis Buñuel, et l’incarnation la plus emblématique de Catherine Deneuve. Tant et si bien que sa dimension fantasmatique a depuis cédé la place, dans l’inconscient collectif, à une forme de mythe un brin glamour, déformant quelque peu le propos de l’œuvre. Car ce n’est pas des liens rebattus entre bourgeoisie et prostitution, ou encore de bovarysme ou de masochisme que nous parle aujourd’hui Belle de Jour, mais bel et bien de la nécessité d’un récit et d’un langage nouveau, onirique, surréaliste, pour la libido comme pour le cinéma. Un grand film, en somme.

À retrouver sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 12 avril

 

Théâtre

Il se trouve que les oreilles n’ont pas de paupières

Créé dans sa version définitive pour le Quatuor Tana et le comédien Pierre Baux et donné, entre autres, au Festival Les Musiques en 2015, Il se trouve que les oreilles n’ont pas de paupières avait été joué l’année précédente au Festival d’Avignon dans une version dite de « prélude ». Celle-ci fait dialoguer l’acteur avec l’alto de Garth Knox, et a fait l’objet d’un enregistrement par France Culture. Le texte et la partition y gagnent en porosité en texture : l’ambigüe Haine de la Musique de Pascal Quignard se mue avec le compositeur Benjamin Dupé en un discours sans détours sur la puissance dévastatrice du son.

À retrouver sur France Culture

SUZANNE CANESSA
Avril 2020