Pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses morceaux choisis !

À voir et à écouter le 8 avrilVu par Zibeline

• 8 avril 2020⇒8 mai 2020 •
Pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses morceaux choisis ! - Zibeline

Musique

Symphonies de Tchaïkovski

Le temps de trois concerts donnés à la Philharmonie de Paris et à la maison mère entre 2017 et 2018, le chef d’orchestre et directeur musical de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris Philippe Jordan a parcouru l’intégrale des symphonies de Tchaïkovski. Bienvenu, le choix de mettre en évidence des correspondances entre des opus composés à plusieurs années d’intervalle -la 1re puis la 5e, la 2e et la 4e– décèle des fibres et thématiques communes : l’élan vital au cœur du premier concert, puis les traits d’écriture révélant un véritable style au fil du second. C’est enfin le souffle tragique qui unit la « Polonaise » à la « Pathétique », que le chef prend soin non pas de nimber d’une mélancolie maniérée comme d’autres avant lui, mais de nourrir d’une fougue à toute épreuve. Les timbres et textures se succèdent, chatoient, dans une transparence rare. À ne pas manquer !

À retrouver sur le site de l’Opéra de Paris jusqu’au 3 mai

 

 

Opéra

Requiem

Donné en ouverture du dernier Festival d’Aix-en-Provence, le Requiem de Mozart, relu et corrigé par Romeo Castellucci, ne nous avait pas entièrement convaincu. Sa célébration déroutante des morts nécessaires à un nouveau surgissement de la vie retentit aujourd’hui, c’est peu de le dire, avec une ampleur inédite. L’alchimie sensible de la direction musicale de Raphaël Pichon et d’une scénographie grouillant de trouvailles visuelles, portée avant tout par l’investissement sans faille de chanteurs constamment sollicités physiquement et chorégraphiquement, émeut toujours autant. À revoir, assurément !

À retrouver sur Arte Concert jusqu’au 9 avril

 

Cinéma

Pierrot le Fou

Pour ceux qui tourneraient trop en rond dans leur salon, ruminant comme Anna Karina un lancinant « Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire… », la Cinémathèque de Nice a trouvé la solution idéale. Son site leur met à disposition un programme particulièrement alléchant : sept grands films y sont proposés en accès libre par semaine ! L’occasion de revenir sur l’iconique et fondateur Pierrot le Fou, ayant posé les jalons mouvant d’un genre à lui tout seul -le road-movie amoureux- tout en se révélant parfaitement en accord avec l’obsession première de Jean-Luc Godard : célébrer, disséquer, commenter et renouveler à chaque plan le langage cinématographique. Il fallait bien le naturel désarmant de Jean-Paul Belmondo et Anna Karina pour donner vie au surréalisme des dialogues, pour accompagner la fureur plastique -d’aucuns parlaient encore de cubisme- qui rythme l’action. Alors, allons-y, Alonzot !

À retrouver sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 12 avril

SUZANNE CANESSA
Avril 2020