Sons et images : pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses morceaux choisis !

A voir et à écouter le 25 marsVu par Zibeline

• 25 mars 2020⇒25 avril 2020 •
Sons et images : pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses morceaux choisis !  - Zibeline

Danse

(La) Horde : To da bone

Le collectif (La) Horde, à la tête du Ballet National de Marseille depuis septembre 2019 (lire notre entretien ici) a fait du décloisonnement sa marque de fabrique. Ce décloisonnement opère entre le physique et le numérique, qui a accompagné de nombreuses mues chorégraphiques, ainsi qu’entre les pratiques individuelles et collectives, enjeu central d’un « post-Internet » à inventer ; il s’inscrit également entre le physique et le plastique, investi par les deux fronts du trio : les plasticiens Marine Brutti et Jonathan Debrouwer, et le danseur Arthur Harel.

Tous ces enjeux sont au cœur de To da bone, enregistré en 2018 à la Biennale de la Danse de Lyon -et repris depuis à Martigues au Théâtre des Salins – qui ouvre un espace inédit à des jumpers survoltés. En partageant gratuitement la captation en ligne, (La) Horde ramène au numérique la pratique qui l’a vue naître. Émouvant, à défaut d’être pleinement convaincant.

A retrouver ici

 

Cinéma

La chambre bleue

Entre le jouissif Tournée et l’élégiaque Barbara, l’acteur et réalisateur Mathieu Amalric s’est détourné le temps d’un long-métrage de sa fascination contagieuse pour la scène. Le théâtre n’est pas pourtant absent de cette adaptation libre mais habitée du roman noir de Simenon, où le dialogue, peu abondant mais littéraire, semble toujours factice. La chambre bleue entremêle une enquête policière sinueuse et les souvenirs obscurcis d’un homme accusé d’un crime que l’on devine peu à peu. Ce faisant, elle tisse une toile de signes propices à suggérer l’action à venir, à la laisser deviner dans les bribes du discours. Si Stéphanie Cléau incarne avec une force étonnante la maîtresse insaisissable, Léa Drucker excelle d’autant plus à dire le récit sans le formuler.

A voir sur Arte à 21h
A revoir ici jusqu’au 7 avril

 

 

Opéra

Don Giovanni

L’Opéra de Paris poursuit la diffusion hebdomadaire de ses productions les plus récentes. Cette semaine, c’est le Don Giovanni créé par Ivo van Hove en juin 2019 qui est mis à disposition des spectateurs. La mise en scène y délaisse son faste technologique habituel pour mieux suggérer le poids des conventions sociales sur ses personnages, et concentre ses efforts sur un jeu d’acteur particulièrement inspiré. Etienne Dupuis y révèle un Don Giovanni d’une froideur rare, quand la naïveté de Don Ottavio -décidément formidable Stanislas de Barbeyrac- se voit moins tournée en dérision que d’ordinaire. Le trio de femmes –Nicole Car en Elvira, Jacquelyn Wagner en Donna Anna et la jeune Elsa Dreisig en Zerlina- se partage les moments de bravoure mozartiens, soutenu par un Philippe Jordan alerte en fosse.

A retrouver ici jusqu’au 29 mars