Pendant le confinement, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre !

À voir et à écouter les 25 et 26 avrilVu par Zibeline

• 25 avril 2020⇒25 mai 2020 •
Pendant le confinement, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre ! - Zibeline

Danse

Body and Soul

« Figure 1 est étendue au sol. Figure 2 fait les cent pas. Gauche, droite, gauche, droite, gauche.» Belle idée que cette voix-off de Marina Hands, accompagnant les gestes de François Alu et d’Aurélien Houette, et rappelant la porosité entre ces gestes et les mots qui les désignent. Body and Soul résume ainsi dès son ouverture l’ambition de Crystal Pite : invoquer une littéralité de la danse tout en constatant l’impossibilité de son existence. L’émotion transparaît de cet aveu d’impuissance, que matérialise cette quête d’un être aimé perdu à l’aboutissement pour le moins surprenant. Crystal Pite n’invente certes pas les Pas de deux sur du Chopin, mais les siens sont en tous points remarquables, et sollicitent le meilleur du Ballet de l’Opéra de Paris.

À voir à 22h25 sur France 5 et en replay sur France TV jusqu’au 25 mai

Cinéma en famille

Les Temps Modernes

Chéri par les cinéphiles de tous âges, Les Temps Modernes ne fit pourtant pas, lors de sa sortie en 1936, l’unanimité chez la critique et le public d’alors. Le film muet tombait alors en désuétude, et la charge politique de Charlie Chaplin contre l’industrialisation et le travail à la chaîne faisait grincer des dents. Et c’est pourtant bien cette peinture sans concession d’une société minée par la Grande Dépression et cette virtuosité d’un langage filmique touchant ici à son apogée qui a fait des Temps Modernes le dernier grand film muet, fort d’un numéro musical inoubliable.

À voir sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 27 avril

Dilili à Paris

Le dernier long-métrage de Michel Ocelot, sorti en 2018, a décidément tout pour plaire : son graphisme, greffant à des photographies retouchées de Paris des illustrations en lignes claires, recrée la Belle Époque tout en convoquant l’esthétique si reconnaissable du réalisateur. Son propos, éclairé sans trop se prendre au sérieux, célèbre l’imagination et l’intelligence enfantine tout en se révélant ludique et pédagogique. Nul doute qu’il rendra une génération de bambins incollable sur le Paris des années 1900 …

À voir sur le site de la Cinémathèque de Nice  jusqu’au 27 avril

SUZANNE CANESSA
Avril 2020