Pendant le confinement, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre !

À voir et à écouter le 20 avrilVu par Zibeline

• 20 avril 2020⇒20 mai 2020 •
Pendant le confinement, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre ! - Zibeline

Opéra

Les Contes d’Hoffmann

Le plus célèbre des opéras d’Offenbach a trouvé en Robert Carsen un défenseur fidèle : sa mise en scène, créée en 2000, prend soin de faire régner sur chaque tableau, splendide, le fantastique hoffmannien que convoquait le livret de Jules Barbier. L’inquiétude romantique se conjugue ici à l’humour d’Offenbach, jamais absent de la scène. Ramón Vargas est un Hoffmann hagard, précédé sans cesse par une muse moins lasse qu’amusée par ses atermoiements, qui a l’élégance et le regard pétillant de Stéphanie d’Oustrac. Roberto Tagliavini est un antagoniste redoutable, quoique moins que les aigus colorature d’Ermonela Jaho en Olympia.

À voir sur le site de l’Opéra de Paris à 19h30 puis sur France TV jusqu’au 26 avril

Cinéma

True Grit

On a coutume de faire de No Country for Old Men le néo-western ultime des frères Coen, où la noirceur et la violence le disputeraient à une tendresse devenue leur marque de fabrique. Le temps a cependant montré que le True Grit qui l’a suivi, quelques années plus tard, se révèle bien plus abouti. Car cette ode au « vrai courage » -le « true grit » du titre– aux atours moins nihilistes recèle une profondeur et une mélancolie rares. Elles doivent beaucoup à la prestation de son interprète principale –l’adolescente Hailee Steinfeld, assez stupéfiante– et à la décontraction de Jeff Bridges et Matt Damon, mais également à une écriture soignée, qui enrichit le mythe essoufflé de l’Ouest sauvage d’une humanité à fleur de peau.

À voir sur Arte à 20h55

Danse

Danser sa peine

Diffusé le 26 mars sur France 3, le très beau documentaire de Valérie Müller est encore disponible en replay pour quelques jours. La réalisatrice et compagne d’Angelin Preljocaj a suivi ce dernier lors d’ateliers en milieu carcéral : une intimité particulière s’est nouée entre les détenues des Baumettes et le chorégraphe. Cette première collaboration peu commune avec des non-professionnelles s’est soldée par une création et une tournée pas comme les autres : l’ouverture vers l’extérieur rendue possible par les permissions se mariant ici à l’introspection qu’implique la danse. À ceux qui douteraient encore des pouvoirs miraculeux de l’art sur l’âme humaine et les blessures de l’intime, Danser sa peine rappelle plus que jamais sa nécessité.

À voir sur France TV jusqu’au 26 avril

SUZANNE CANESSA
Avril 2020