Pendant le confinement, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre

À voir et à écouter le 17 avrilVu par Zibeline

• 17 avril 2020⇒17 mai 2020 •
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Danse

Danser Casa

C’est à Casablanca que Kader Attou et Mourad Merzouki se sont retrouvés pour donner naissance à ce beau projet. Les deux chorégraphes, complices depuis leurs débuts dans le hip-hop à Saint-Priest, ont recruté huit jeunes danseurs venus de plusieurs villes du Maroc –dont une danseuse congolaise installée à Casablanca– aptes à donner corps à toutes les facettes d’un pays passionnant et mal connu. La troupe, en tournée depuis – notamment à Vitrolles – dans l’acrobatie requise par le genre et par la patte toute personnelle que chacun y apporte, comme dans son alchimie de groupe. Mais c’est sans doute surtout dans son incarnation scénique qu’elle se révèle le plus percutante : dans ces moments où une accalmie se révèle propice à un éclat d’étrangeté.

À voir sur France TV 

Théâtre

Un faible degré d’originalité

Une obsession toute personnelle pour Les Parapluies de Cherbourg a soufflé à Antoine Defoort cette idée saugrenue. Soit un spectacle consacré entièrement à la question du droit d’auteur, puisque les ayants droits de Jacques Demy s’étaient alors opposés à un projet d’adaptation. Un faible degré d’originalité prend donc le temps nécessaire -une bonne heure et demie– pour définir à grands traits les qualités d’une œuvre de l’esprit. Le tout slalome entre les contraintes d’un cours magistral, les surgissements comiques du seul en scène et la volonté de donner corps à une histoire longue et complexe, relevant aussi bien du droit que de la philosophie. C’est évidemment l’aspect ludique qui l’emporte, mais Un faible degré d’originalité demeure instructif pour quiconque s’interroge encore sur les moyens de rétribuer les artistes tout en démocratisant leur réception.

À retrouver sur YouTube 

Cinéma

Les Chansons d’amour

C’est encore l’ombre de Jacques Demy qui plane au-dessus de nos têtes. Si Louis Garrel levait alors ses beaux yeux au ciel, c’était évidemment pour faire le deuil d’un amour disparu, mais aussi pour convoquer une Nouvelle Vague devenue hors d’atteinte, que de multiples références, appuyées mais rarement gratuites, tenteront en vain de ressusciter. Les Chansons d’amour creuse un sillon devenu depuis la marque de fabrique de Christophe Honoré, entre la désinvolture prêtée à la jeunesse et son deuil insoutenable. Cette gravité a pour elle les mélodies inspirées d’Alex Beaupain, psalmodiées gracieusement par Chiara Mastroianni, Grégoire Leprince-Ringuet et Clotilde Hesme.

À revoir sur Arte

SUZANNE CANESSA
Avril 2020