Pendant le confinement, Zibeline partage quotidiennement ses morceaux choisis, en accès libre !

À voir et à écouter le 14 avrilVu par Zibeline

• 14 avril 2020⇒14 mai 2020 •
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Cinéma

Drive

Le deuxième long-métrage hollywoodien du danois Nicolas Winding Refn a presque dix ans. Sa consécration à Cannes en 2011 rappelait combien la plastique d’un film peut se révéler fascinante, et combien on aurait tort de la distinguer d’un fond dont elle ne serait que la forme. La photographie de Drive, à tomber, se révèle tout aussi magnétique que sa bande originale signée par Cliff Martinez et Kavinsky : toutes deux se servent de leurs porosités, de silences, d’obscurités pour suggérer une action que d’autres auraient lourdement commentée. Une violence sourde, jamais sublimée, vient constamment menacer la beauté de chaque plan, se nicher dans le moindre regard du formidable Ryan Gosling. Redoutablement vénéneux.

À retrouver sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 19 avril

Théâtre

Princesse Vieille Reine

C’est en 2003 que Pascal Quignard a croisé pour la première fois la route de Marie Vialle : en adaptant et en interprétant Le Nom sur le bout de la langue, la comédienne et metteuse en scène entamait une collaboration avec l’écrivain qui se poursuivrait avec des textes écrits spécialement pour la scène. Après les quatre contes du Triomphe du temps, Princesse vieille reine s’attarde à son tour sur le registre du merveilleux, qui n’en rend que plus bouleversants les destins cruels de ses héroïnes intemporelles. Créée au Théâtre du Rond-Point, jouée depuis, entre autres, au Théâtre du Bois de l’Aune et au Théâtre Liberté, Princesse Vieille Reine a également fait l’objet d’une adaptation radiophonique par France Culture en 2016, réalisée par Sophie-Aude Picon. Ces cinq portraits, privés du physique gracile et polymorphe de l’actrice, y gagnent cependant en musicalité et en mystère.

À écouter sur France Culture  

Danse

Summerspace-Exchange

C’est pour célébrer au Festival Montpellier Danse le centenaire de Merce Cunningham que le Ballet de l’Opéra de Lyon s’est emparé de ces deux pièces majeures du chorégraphe. Tout n’est pas encore dit, en 1958, dans Summerspace, mais les principaux jalons de ce langage révolutionnaire sont déjà posés : les motifs pointillistes des décors et costumes donnent toute sa dimension au terme « tableau », décomposent la rythmique du mouvement en dissociant la musique du geste. Vingt ans plus tard, Exchange enrichit cette ivresse de la danse d’un imaginaire sériel, où la répétition de séquences sème quelques repères au gré d’occurrences aléatoires, qui modèlent les corps et leurs nouveaux points de contact. Le Ballet déploie dans ces pièces fondatrices d’un nouvel imaginaire une technique et une versatilité tout bonnement renversantes.

À retrouver sur France TV jusqu’au 10 octobre

Montpellier Danse
Agora, Boulevard Louis Blanc
34000 Montpellier
0800 600 740
montpellierdanse.com