Pendant le confinement, Zibeline partage gratuitement ses recommandations du jour !

À voir et à écouter le 11 avrilVu par Zibeline

• 11 avril 2020⇒11 mai 2020 •
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Opéra

Le Comte Ory

Créée et enregistrée en 2017 à l’Opéra-Comique, redonnée depuis à l’Opéra de Toulon, la mise en scène de Denis Podalydès replace intelligemment l’action de l’opéra dans sa période de création : la charge de Rossini contre les ermites y devient une attaque acerbe contre l’Église et contre le colonialisme. La monumentalité des décors, conçue par Éric Ruf, évoque l’austérité cléricale où l’élan vital vient, avec le Comte Ory de Philippe Talbot, se frayer un chemin. Face à lui, Julie Fuchs en Adèle est un objet de désir contagieux, Gaëlle Arquez est un Isolier très convaincant et Jean-Sébastien Bou un Raimbaud très incarné. En fosse, Louis Langrée dirige un orchestre des Champs-Elysées très inspiré.

À voir sur France 5 à 22h25 et jusqu’au 19 avril sur France TV 

Cinéma – Jeune Public

The Kid

Décidément, la programmation de la Cinémathèque de Nice a tout pour plaire. Notamment sa sélection jeune public, qui comporte l’inoxydable Kid de Charlie Chaplin : le second long-métrage du réalisateur fêtera pourtant l’an prochain son centenaire ! Premier vrai succès public et critique de Chaplin, Le Kid affichait déjà sa marque de fabrique donnée en note d’intention : « a smile, and perhaps, a tear » –un sourire, et peut-être une larme. L’inventivité comique folle y côtoie en effet une peinture sans ambages de la misère sociale, portée par un vrai amour de ses personnages.

À retrouver sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 12 avril

Fanfan la Tulipe

Avant qu’un remake très dispensable par Gérard Krawczyk et l’écurie Besson -mais si, avec Vincent Perez et Penelope Cruz– n’entache quelque peu sa postérité, le Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque servait de mètre étalon d’un genre finalement très délicat. Le film de cape et d’épée se porte ici très bien : de combats d’escrime à la loyale aux habituels bons mots, tout fonctionne sans peine, d’autant qu’une ironie sous-jacente laisse filtrer un propos antimilitariste et un souffle libertaire certains. Et puis, il y a la beauté candide de Gina Lollobrigida et la joyeuse innocence de Gérard Philipe, pleine d’une fougue toute théâtrale et picaresque.

À retrouver sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 12 avril

SUZANNE CANESSA
Avril 2020