Pour déconfiner les esprits en famille, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre !

À voir et à écouter en famille le 2 maiVu par Zibeline

• 2 mai 2020⇒2 juin 2020 •
Pour déconfiner les esprits en famille, Zibeline partage ses morceaux choisis en accès libre ! - Zibeline

Musique

Pierre et le Loup

Le célèbre conte musical de Prokofiev a donné lieu à un nombre incalculable d’adaptations pour grand et petit écran. Celle-ci, réalisée par Gordon et Corentin Leconte, a le mérite de replacer l’orchestre au centre de l’action. Les illustrations de Pierre-Emmanuel Lyet dessinent les personnages à partir d’éléments d’une partition : les musiciens de l’Orchestre national de France accompagnent les personnages animés, les coups de baguette de Daniele Gatti accompagneront les fusils des chasseurs. Le jeu d’acteur, assez théâtral, est compensé par la sobriété de François Morel à la récitation. Conçu pour accompagner une application interactive et pédagogique, le court-métrage se révèle particulièrement immersif pour les tout-petits.

À voir sur France TV jusqu’au 1er juin

Cinéma

La Guerre des boutons

On tend à oublier que le roman de Louis Pergaud date de 1912, soit cinquante ans avant son adaptation par Yves Robert. L’hymne à l’enfance, à la camaraderie campagnarde et à la guerre « pour de rire » portait déjà, en 1962, les stigmates de deux conflits mondiaux. Deux réadaptations oubliables plus tard –domaine public oblige–, le spectateur de 2020 pourra voir dans cette gaudriole enfantine, opposant les enfants d’ici aux enfants d’ailleurs, une imagerie patriotique et viriliste douteuse. Il suffit pourtant de quelques scènes aux jeunes acteurs, tous stupéfiants de gouaille, déroulant leurs dialogues avec la dextérité de tontons flingueurs, pour voir que ces gamins-là n’ont rien à voir avec ceux d’un Christophe Barratier.

À voir sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 3 mai

L’Ours

La beauté visuelle terrassante de L’Ours est restée sans pareille. Réalisé en 1988 par un Jean-Jacques Annaud aguerri aux fresques historiques, sans effets numériques aucun, cette odyssée quasi muette d’un ourson orphelin dans le fin fond du Canada demeure unique en son genre. Elle n’a rien perdu non plus de sa force narrative, qui ne se repose jamais sur une musique signifiante ou une voix-off surplombante. C’est bien à l’animal, et non pas aux trappeurs, que le spectateur s’identifie.

À voir sur le site de la Cinémathèque de Nice jusqu’au 3 mai

SUZANNE CANESSA
Mai 2020