Entretien avec Martine Robin et Françoise Aubert, membres de l'équipe 100% féminine de Paréidolie

Paréidolie 2018

• 1 septembre 2018⇒2 septembre 2018 •
Entretien avec Martine Robin et Françoise Aubert, membres de l'équipe 100% féminine de Paréidolie - Zibeline

Entretien avec Martine Robin et Françoise Aubert de la team cent pour cent féminine de Paréidolie.

Zibeline : Avez-vous conçu une édition en résonance avec la saison MP2018 « Quel Amour ! » ?

Paréidolie : Au départ on avait envie de faire écho à cette thématique, ce que l’on a fait à Servières. En revanche pour Paréidolie on a préféré l’idée du duo, du couple, sans que cela soit une condition indispensable pour les galeries. On revendique une ouverture large avec des propositions très diverses, toutes soumises à la plus grande exigence.

Paréidolie est constitué d’un comité artistique1, et d’un comité de pilotage2 chargé du choix de l’artiste invité : quel est-il cette année ?

C’est Pierre Malphettes car on tient à mettre en avant un artiste qui habite dans la région. On aimait déjà sa pratique de sculpteur, d’installateur d’objets, et la découverte de son travail graphique à La Friche pour les 15 ans d’Astérides nous a séduites. Au vu de son parcours, on a pensé qu’il était intéressant de l’accompagner et de confronter son travail au regard du monde économique de l’art.

Justement, que nous réserve Pierre Malphettes : des œuvres produites pour Paréidolie ou qui s’inscrivent dans un continuum d’œuvres graphiques ?

Il prolonge le travail présenté chez Patrick Raynaud qui fait à 7 Clous un travail remarquable. C’est une installation qui combine proposition murale et dessins. Il y aura de nouvelles productions mais pas seulement… C’est exactement ce que Paréidolie veut défendre dans le cadre de « l’artiste invité ».

Dans la même dynamique vous offrez deux cartes blanches à deux galeries du territoire. Quelles sont-elles et vont-elles opérer un dialogue dans l’espace ?

Il s’agit de la Double V Gallery que l’on a envie de soutenir, d’autant plus que le contexte marseillais est difficile pour les galeries privées, et de la galerie Sintitulo à Mougins qui fait un travail de longue haleine, de résistance, dans une ville peu irriguée par l’offre d’art contemporain. On choisit toujours des galeries dont on reconnaît l’investissement professionnel au quotidien, avec lesquelles on a des affinités. On noue avec elles des partenariats au long cours, notamment pendant la Saison du dessin. À Servières, elles dialoguaient, cette année la configuration spatiale leur permet d’avoir des espaces plus intimistes et donc de développer des propositions plus autonomes.

En quoi votre présence au J1, sur le même plateau qu’Art-O-Rama, était importante, voire indispensable ?

Parce que les deux salons font la rentrée à Marseille, rejoints fort heureusement par un salon expérimental de la photographie contemporaine. On milite pour une complémentarité : il y a Art-O-Rama qui est généraliste, Paréidolie spécialisé dans le dessin et maintenant Polyptyque3 dans la photographie. C’était également pour être proche de nos partenaires, le Frac et la Vieille Charité. Ces trois événements densifient les propositions dans une unité de temps et de lieu, ils montrent la capacité de Marseille à attirer des galeries nationales et internationales.

Quels sont les enjeux de votre implantation sur le plan scénographique ?

L’enjeu était tel que l’on a fait appel aux meilleurs, l’architecte Harald Sylvander, qui avait refait l’implantation à Servières l’an dernier et nous a fait des propositions parfaitement adaptées au nouveau cahier des charges. Le challenge était de garder la spécificité des deux salons, de marquer notre identité tout en conservant l’esprit intimiste qui nous caractérise. On reste une petite foire, exigeante, ouverte à la diversité du dessin.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Juillet 2018

1 Comité artistique présidé par Chiara Parisi : Josée Gensollen (collectionneur), Laurent Godin (galeriste), Pascal Neveux (Frac), Marine Pagès, Michèle Sylvander, Gérard Traquandi (artistes).

2 Comité de pilotage : Françoise Aubert, Lydie Marchi, Martine Robin, Michèle Sylvander.

3 Polyptyque (31 août au 2 septembre, Les Docks village) anticipe l’ouverture le 3 novembre du Centre photographique Marseille (Ateliers de l’image / 04 91 90 46 76).

Paréidolie, Salon international du dessin contemporain
1er et 2 septembre
J1, Marseille
pareidolie.net

NB : Rentrée Arty à Marseille !

Exceptionnellement présents au J1, dans une configuration inédite, les salons Art-O-Rama et Paréidolie font un focus sur la création contemporaine à travers une sélection de galeries nationales et internationales. Deux événements sur un même plateau qui fédèrent artistes, professionnels, collectionneurs, mécènes et amateurs, et font de Marseille le point de mire de la rentrée.

Photo : La team de Paréidolie. De gauche à droite Françoise Aubert, Martine Robin, Michèle Sylvander, Céline Ghisleri, Lydie Marchi © X-D.R.