La Marelle a failli disparaître en 2013... à quand une tutelle prenant en charge correctement les résidences d'écriture ?

Le grand saut de la Marelle

La Marelle a failli disparaître en 2013... à quand une tutelle prenant en charge correctement les résidences d'écriture ? - Zibeline

Depuis 2010 la Marelle, dans sa villa installée à La Friche, organise des résidences d’auteurs, des rencontres littéraires mensuelles, et le festival CoLibris. Partenaire actif de la plupart des actions littéraires de Marseille, elle permet que des étrangers (entendez des non marseillais) écrivent sur cette ville, et aide en cela de nombreux projets d’édition. Pourtant la Marelle a failli disparaître comme tant d’autres structures en 2013. Toujours pour les mêmes raisons : il a fallu suivre l’accélération de 2013, l’activité a augmenté de 60%, et les financements n’ont globalement pas bougé : la Sofia (société de reversement des droits de reproduction des livres) qui l’a aidé au début a cessé son aide, à peine compensée aujourd’hui par une légère augmentation des tutelles : les Conseils Général et Régional, ainsi que la DRAC, ont augmenté en deux ans de 10 000 ou 5000 € chacun, la Ville muette jusque là est timidement entrée dans le financement en 2013… Les meubles sont donc sauvés et l’activité peut continuer, mais risque de redescendre à son niveau de 2012, refreinant cet élan qui avait permis à tant d’écrivains de produire une littérature inattendue sur Marseille. «Le système des subventions n’est pas adapté à une structure comme la nôtre, explique Pascal Jourdana. On nous demande d’avoir des recettes propres. Comment voulez-vous que des rencontres littéraires ou des résidences d’artistes génèrent des recettes ?»

Une tutelle ne pourrait-elle pas prendre en charge les résidences d’écriture correctement ? L’investissement représente peu de choses, et le bénéfice en termes de production littéraire serait immense…

AGNÈS FRESCHEL
Octobre 2013

Photo : L’entrée-de-la-Marelle-c-Pascal-Jourdana

http://villa-lamarelle.fr