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Ouverture du Centre Photographique Marseille à la Joliette

« Everyone is a photographer »

• 24 novembre 2018⇒27 janvier 2019 •
Ouverture du Centre Photographique Marseille à la Joliette  - Zibeline

Rêvé depuis longtemps, le Centre Photographique Marseille ouvre enfin ses portes, le 23 novembre à La Joliette, avec pour mission de fédérer tous les publics.

À l’heure où la photographie est à la portée de tous et où chacun peut se déclarer « photographe », Marseille inaugure son centre photographique non loin du Frac, du Cirva, du théâtre Joliette Lenche-Minoterie et, au-delà, du Mucem. Avec dans le viseur un seul objectif : être un lieu de pratique, de formation, de connaissance, d’éducation à l’image et de monstration ouvert aux amateurs et aux professionnels. « La grande différence entre la photographie amateur et l’œuvre d’art tenant en deux mots : hasard et nécessité » pour Véronique Traquandi, chargée de mission arts visuels et nouvelles technologies au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. « On est dans une ville et dans un territoire particuliers, souligne Érick Gudimard, directeur du CPM, on va donc travailler avec les artistes et les publics du territoire. Il n’est pas question d’élite. »

Un nouveau lieu mais une longue histoire

À l’origine des Ateliers de l’image et de la galerie la Traverse, Érick Gudimard a œuvré pendant 22 ans à développer des actions artistiques autour de la photographie contemporaine en lien avec des partenaires sociaux, éducatifs, culturels et économiques. Mais l’espace lui faisant défaut, les moyens financiers également, il lui aura fallu attendre 2018 pour réaliser son rêve d’un centre d’art international grâce au soutien des artistes-photographes, des réseaux professionnels et des collectivités locales. Pour la conseillère aux arts plastiques de la Ville de Marseille, Jacqueline Nardini, « l’idée d’ouvrir un lieu de cette envergure dans ce quartier fait partie d’une redynamisation de La Joliette souhaitée par la Ville pour lui donner une visibilité. Cette réflexion émane de tous les acteurs reconnus du territoire et se cristallise dans ce lieu unique ». Quant à Véronique Traquandi, elle affirme qu’« il est primordial pour le Département d’aider ce lieu au côté des Rencontres d’Arles et de l’École nationale supérieure de la photographie. Cela fait partie des grands éléments structurants. La proximité Arles-Marseille fait qu’il faut ici parler de la photographie ». Le CPM a bénéficié d’une aide de 320 000 € pour sa rénovation et son équipement (52% Ville et Politique de la ville, 25% Conseil départemental, 23% auto-financement et dons des artistes) et de 260 000 € pour son fonctionnement. Érick Gudimard espérant à terme, grâce à l’aide de l’État, atteindre 350 000 à 400 000 € car « le CPM se situe actuellement dans une fourchette basse par rapport aux centres photographiques nationaux ».

Être à la hauteur des Rencontres d’Arles

Si la peinture est encore toute fraiche, les espaces d’exposition sont prêts à accueillir les visiteurs, le centre de ressources sera prochainement opérationnel et les premières actions de médiation sont déjà lancées. Le CPM inaugure son cycle d’expositions avec Monique Deregibus, invitée au festival Photo Marseille, et sa série consacrée au Nouveau Mexique réalisée entre 1989 et 1999, essentielle dans son rapport à la photographie. Installée à Marseille où elle a créé en 1990 un espace dédié à la photo dans l’ancien atelier Nadar, la photographe « a fait de ce désert un objet de fascination pour l’image » et espère réaliser une édition spéciale. Un cinquième ouvrage qu’elle porte en elle depuis longtemps… En attendant, ce qui est montré ici permet de donner à voir ce qui traverse le parcours d’une artiste de renommée internationale.

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
Novembre 2018

Photo : Vue architecturale – Espace central du Centre Photographique Marseille c Myriam Burnaz – Architecte d’intérieur – Crédits Images – Louis Rampal

Hypothèse du regard, variations discontinues et greffes instables
Monique Deregibus

La possibilité d’un rêve, des hommes en trop, une île
Philippe Terrier-Hermann (installation vidéo)

Stand-by Office
Randa Maroufi (installation vidéo)

24 novembre au 27 janvier
Centre Photographique Marseille, Marseille
centrephotomarseille.fr