Entretien avec Nathalie Anton, nouvelle directrice de l'ARCADE

Diriger l’agence régionale

Entretien avec Nathalie Anton, nouvelle directrice de l'ARCADE - Zibeline

Nathalie Anton, directrice adjointe de Châteauvallon jusqu’en décembre, a pris la direction de l’ARCADE, agence régionale des arts du spectacle.

Zibeline : Qu’est ce qui vous a amenée à ce poste ?

Nathalie Anton : Ma volonté de candidater à la succession de Bernard Maarek était liée à mon expérience, et à mon envie de me retrouver de l’autre côté. J’ai toujours placé les artistes au centre de mes préoccupations, et à ce poste je pense que je pourrai inventer un meilleur accompagnement, dans la structuration de leurs démarches, l’information, la formation, l’emploi.

La production également ?

Aux marges, nous pouvons accompagner la production, même si ce n’est pas notre mission. En fait, je veux redéfinir les missions de l’ARCADE en les adaptant aux changements actuels ; d’abord en la recentrant sur le spectacle vivant : je veux accompagner les compagnies dans leur structuration, y compris avec de la valorisation quand cela sera possible -des prêts de salles, des aides à résidences, des aides à l’emploi culturel.

Mais quelles sont exactement les missions actuelles de l’ARCADE ?

L’ARCADE a deux pôles : le pôle ressource, qui concentre l’information sur les lieux, les compagnies et les programmations, à destination des 2500 professionnels qui reçoivent notre lettre hebdomadaire, et du public avec le site Culturo qui répertorie les spectacles de la région ; et le pôle développement, où je veux faire jouer tous les leviers : nous pouvons aider en ingénierie, en expertise extérieure, en diffusion même si nous ne faisons pas de production.

Vous allez continuer les actions de formation ?

Oui, elles sont essentielles, et en plus elles génèrent de la ressource propre. Le service formation doit être mis en avant auprès des professionnels, et s’adapter davantage aux demandes du milieu.

À propos de recettes, quel est le budget de l’ARCADE ?

Il n’a pas baissé au départ de Bernard Maarek, ce que beaucoup redoutaient. La Région et l’État tiennent à leur agence, et la financent plutôt bien : 800 000 euros de la région, 600 000 euros de l’État. Il faut qu’à ce prix là elle soit force de proposition, qu’elle traduise et aide à mettre en œuvre la politique publique et qu’elle développe de la compétence, au service de la vie artistique.

Entretien réalisé par AGNÈS FRESCHEL
Mars 2018

Photo : Nathalie Anton c X-D.R