Vu par Zibeline

Benjamin Biolay et Melvil Poupaud au Toursky pour la tournée de leur Songbook

Une bande originale de l’amitié

Benjamin Biolay et Melvil Poupaud au Toursky pour la tournée de leur Songbook - Zibeline

Le duo Biolay-Poupaud faisait escale au Toursky pour présenter Songbook.

Deux amis qui se font plaisir en public, cela ne peut-être que débordant de bons sentiments.

Benjamin Biolay et Melvil Poupaud sont en tournée avec leur Songbook, créé à Sète en juin dernier. Une complicité non feinte, des traits d’humour plutôt fins et un carnet de chant taillé sur mesure alternant titres de grands noms de la chanson française et répertoire du créateur de La superbe, lauréat de quatre Victoires de la Musique en quinze ans. Dans une ambiance feutrée à l’esthétique cinématographique, le spectacle commence par deux morceaux d’Henri Salvador. Par cette mise en bouche jazz et blues, le chanteur se fait trompettiste quand l’acteur passe de la batterie à la guitare. Biolay doit beaucoup à Salvador -et réciproquement- qui fit appel à lui pour l’album Jardin d’hiver, un grand succès public interprété un peu plus tard dans la soirée. Juliette Gréco aussi tombera sous le charme de la plume « biolaysque ». On apprit ce soir-là qu’elle regretta de ne pas avoir chanté La vanité que s’empressa de reprendre Sylvie Vartan. En revanche, Déjeuner de soleil n’aura pas échappé à celle qui a comme point commun avec son benjamin de flirter avec le Septième art. À l’instar de Charles Aznavour dont le duo éphémère s’approprie Me voilà seul et Tu t’laisses aller. Un clin d’œil à Marylin avec quelques notes de River of no return et un passage obligé par Gainsbourg avec L’eau à la bouche, interprété élégamment par Melvil Poupaud. Ce dernier prendra l’harmonica sur La rua Madureira, une bossa de Nino Ferrer. Comment ne pas saluer Georges Brassens dont c’est un duo avec Patachou, Maman, papa, qui est choisi. Mais l’hommage le plus appuyé est celui à Hubert Mounier, regretté chanteur de L’Affaire Louis Trio et proche de Biolay, dont on entendra le délirant Tout mais pas ça. On reste dans la pop avec l’inaltérable Grand sommeil d’Etienne Daho. Jusqu’ici aux claviers, Johann Daglaard accompagne le dernier tiers du récital à l’accordéon, d’un tango des années 30 à Jolie môme en guise de rappel.

LUDOVIC TOMAS
Janvier 2019

Songbook a été interprété le 9 janvier au théâtre Toursky, à Marseille, et le 11 janvier au théâtre Liberté, à Toulon

Photo : Benjamin Biolay et Melvin Poupaud © Ward Ivan Rafik


Théâtre Liberté
Grand Hôtel
Place de la Liberté
83000 Toulon
04 98 00 56 76
www.theatre-liberte.fr


Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré
13003 Marseille
04 91 02 58 35
http://www.toursky.fr/