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Vu par Zibeline

Tout ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis au cinéma le 6 février

Tout ce qu’il me reste de la révolution

Tout ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis au cinéma le 6 février - Zibeline

Angèle est en colère. Urbaniste, elle vient de se faire licencier. Mais sa colère vient de plus loin : sa mère, Diane (Mireille Perrier), pour qui la politique passait avant tout, a quitté le foyer en 1997, le jour où elle a renoncé à se battre, abandonnant son mari, Simon, et ses deux filles.

Angèle, élevée dans les idées de mai 68, a continué son combat avec sa copine, Léonor (Claire Dumas) : performances de rue, lectures de poèmes de Whitman dans les banques, groupes de parole où l’on remet tout en question, y compris ce à quoi on croit. Elle est retournée vivre chez son père, refuse de voir sa mère. Les relations avec sa sœur et son beau-frère, qui semblent avoir d’autres valeurs, sont souvent très conflictuelles. Et sa rencontre avec Saïd (Malik Zidi), directeur de l’école qui héberge leur atelier, ne fait pas tomber facilement ses défenses par rapport aux hommes. Toute son énergie est dans sa lutte pour un monde meilleur.

Angèle, c’est Judith Davis qui a aussi écrit le scenario du film Tout ce qu’il me reste de la révolution, adapté d’un spectacle du Collectif L’Avantage du doute, existant depuis dix ans. « Ce qui traverse le film, ça fait partie de la vraie vie. » Un film qu’elle a mis six ans à faire produire et qu’elle a réalisé. « Le groupe de parole est le c(h)œur du film, il est inspiré de certaines réunions de mon collectif de théâtre, mais aussi de rassemblements citoyens auxquels j’ai pu assister(…). C’est l’expression directe du propos central du film : comment des « je », aujourd’hui, fabriquent ou non du « nous », en se réappropriant la parole et les mots confisqués. »

Un film où sont abordés avec humour et bienveillance l’obsession de l’échec politique et social, la transmission, l’amour entre un père et sa fille, les rapports familiaux. Un film qui communique aux spectateurs son énergie. Un film d’où l’on sort en se disant que les jours pourraient être meilleurs. Et en cette période, on y pense tous !

ANNIE GAVA
Janvier 2019

Tout ce qu’il me reste de la révolution, de Judith Davis, coproduit par Agat Films, qui avait été présenté au 40e Cinemed, en avant première, par Robert Guédiguian, sortira en salles le 6 février (1h28)

Photos : Tout ce qu’il me reste de la révolution © Agat films & Cie – Ex nihilo