Exposition fermée pendant le confinement

Syrie subliméeVu par Zibeline

• 11 septembre 2020⇒24 janvier 2021 •
Exposition fermée pendant le confinement - Zibeline

Suite aux mesures de reconfinement, cette exposition est fermée jusqu’à nouvel ordre.


Les photos de Michel Eisenlohr sont exposées à la Vieille Charité, à Marseille.

C’est dans la vitrine dédiée à la naissance des villes au Proche-Orient, à proximité de pièces en terre cuite originaires de la cité antique de Suse, en Iran, que les premières images de Michel Eisenlohr apparaissent, projetées. Le photographe né à La Ciotat présente son exposition Palmyre – Alep – Damas, la Syrie en noir et blanc à Marseille, après l’avoir montrée dans plusieurs villes de la région. Immergées dans le remarquable parcours du Musée d’archéologie méditerranéenne, les photographies habitent littéralement les collections du nouveau département des civilisations antiques de la Vieille Charité. Des clichés pris en 2002, au cours d’un voyage réalisé en voiture au départ de Marseille justement, au temps où le pays n’était pas en guerre ni en proie au saccage d’une partie de son patrimoine. Eisenlohr dit avoir épousé la passion d’aller au loin grâce à la littérature du voyage, quand il estima que « rien ne sert de rester dans les livres si l’on ne peut pas frotter sa propre expérience au monde ».

Pour cette expédition, le photographe opte pour un appareil argentique en guise de carnet de route. Se révèle une Syrie à la douceur de vivre et au sentiment de liberté – très relatifs car le régime autoritaire d’Al-Assad était passé des mains du père à celle du fils – loin des préjugés occidentaux. La Syrie des villes parmi les plus anciennes du monde et des sites parmi les plus majestueux de l’Antiquité. Une Syrie urbaine ou désertique, humaine ou minérale. À Alep, un couple de jeunes mariés admire la citadelle depuis les toits de la ville ; à Damas, des enfants trouvent un terrain de jeu à la mesure de leur énergie avec la mosquée des Omeyyades. En chemin, le voyageur s’émerveille devant l’imposant Krak des chevaliers, la ville morte de Serjilla, les norias d’Hamah, les colonnes d’Apamée. Le regard ébloui par la somptuosité et la monumentalité de son sujet. Surgit alors Palmyre, à la puissance émotionnelle saisissante. Le noir et blanc, à la luminosité éclatante, donne vie à la pierre, renforçant la charge historique et civilisationnelle qu’elle porte en elle. Une phrase écrite en légende traduit ce que l’on ressent même sur papier : « À Palmyre, la grandeur et la poésie des ruines submergent ».

LUDOVIC TOMAS
Octobre 2020

Palmyre – Alep – Damas, la Syrie en noir et blanc
jusqu’au 24 janvier, Musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille
04 91 14 58 60 musees.marseille.fr

Photo : Palmyre © Michel Eisenlohr

La Vieille Charité
2 Rue de la Charité
13002 Marseille
04 91 14 58 80
http://vieille-charite-marseille.org/