D'année en année, Aix en Juin prend de l'ampleur en préambule au Festival d'Aix

Succès public et artistique !Vu par Zibeline

• 9 juin 2015⇒30 juin 2015 •
D'année en année, Aix en Juin prend de l'ampleur en préambule au Festival d'Aix - Zibeline

Depuis plusieurs saisons Bernard Foccroulle et son équipe ont la volonté d’assurer au Festival d’Aix un véritable ancrage local. C’est avec « Aix en Juin » qu’elle se manifeste à l’évidence : 20000 spectateurs ont suivi le programme de cette « antichambre » du Festival qui prend de plus en plus de corps et d’espace. On a refusé du monde lors de certains concerts (accessibles à des prix modiques) comme lors du récital « Mozart à l’ombre de Gluck » de l’Académie du Festival : le 27 juin, nombreux sont restés sur le pavé devant la lourde porte de l’Hôtel Maynier d’Oppède !
Une dizaine de jours auparavant, au même endroit, c’est avec le Quatuor Zaïde que nous avions rendez-vous. La pluie faisant des siennes à la mi-juin dans la région, le public avait été dirigé vers une salle couverte attenante à la cour. Massés sur de vieux bancs d’école, voire debout, adossés au cloisons, nous prîmes du plaisir à suivre les coups d’archet du jeune et talentueux quatuor féminin, « Lauréat HSBC de l’Académie » en 2010, qui poursuit depuis (après un récent remplacement de son second violon) une brillante carrière. C’est Haydn qu’on avait découvert, fardé de lumières baroques, un premier violon (Charlotte Julliard) toujours aussi souverain, Mendelssohn élégant au possible, avant un 13ème quatuor beethovénien tout en contraste, chapeauté de son imposante et géniale « Grande Fugue ». Du bel ouvrage !

Parade(s)

C’est l’événement incontournable d’Aix en Juin : un concert gratuit ouvert à tous ! Particulièrement gâté cet année, le public, le 26 juin, tapissait le haut du Cours Mirabeau. Il a pu entendre, en préambule à sa représentation scénique, des extraits de l’opéra Alcina (voir www.journalzibeline.fr/critique/sexe-mensonges-et-trahisons) et d’autres fameux airs de Haendel interprétés par trois grands interprètes. Anna Prohaska est une formidable soprano allemande qui a tenu la dragée haute à  deux chanteurs n’usurpant pas leur statut de « star » : Patricia Petibon, flamboyante autant qu’émouvante, et Philippe Jarroussky, dans son jardin baroque avec son contre ténor épousant à souhait la pâte instrumentale du Freiburger Barockorchester (dir. Andreas Marcon).
Un concert festif couronné par le fameux Alleluia du Messie, entonné à chœur-joie et bissé en bouquet final !

JACQUES FRESCHEL
Juillet 2015

www.festival-aix.com
Photo : Parade(s) D.R.